20 juillet 2024

Une deuxième chance pour un greffé du cœur

À l’orée de sa vie active, Simon Tétrault a vécu une urgence médicale qui l’a marqué à jamais. Avec son nouveau cœur, il profite maintenant de chaque minute et il souhaite que les gens parlent ouvertement du don d’organes.

En 2019, M. Tétrault était âgé de 23 ans. Bien qu’il demeurait dans la région de Québec, il aimait fréquenter régulièrement la région de Montmagny avec sa gang, pour sa beauté et ses festivals. Il vivait pleinement ses passions, la musique et l’informatique.

« À un certain moment, j’ai constaté que je me sentais de plus en plus bizarre. J’avais des palpitations, que je croyais dues à l’anxiété. Comme la situation perdurait, j’ai aussi pensé que j’avais un virus ou une intoxication alimentaire », avance-t-il.

Après s’être présenté à l’urgence, on lui passe une batterie de tests. Le diagnostic tombe : son ventricule droit, la partie de son cœur qui a pour fonction de pomper le sang oxygéné, ne fonctionne presque plus, affectant ainsi ses autres fonctions vitales. Il devra donc recevoir un nouveau cœur dans les plus brefs délais afin d’éviter l’issue fatale.

« Lorsque j’ai appris le diagnostic, j’étais tellement affaibli que je n’ai pas réellement réalisé ce qui m’arrivait. C’est comme si mon mental s’était mis en mode survie. Je n’ai donc pas paniqué et j’ai fait confiance aux équipes médicales », explique-t-il. En revanche, sa famille a eu de vives réactions émotives.

Après avoir passé deux semaines aux soins intensifs, il a appris qu’un cœur était disponible pour une greffe et l’opération a été réalisée en urgence. « Lorsque je me suis réveillé, je me sentais de nouveau moi-même, comme si je n’avais eu aucun enjeu médical » déclare M. Tétrault. Après quelques mois de réhabilitation, sa vie a repris son cours normal.

Simon Tétrault a communiqué avec la famille de son donneur par l’intermédiaire de Transplant Québec pour les remercier de leur geste. Cette dernière a accepté de recevoir sa lettre, dans laquelle il parlait avec émotion de sa situation et de la deuxième chance à la vie que le don d’organe lui avait procurée.

À l’occasion de la Semaine nationale du don d’organes et de tissus qui s’est déroulée du 21 au 27 avril dernier, il a souhaité inciter les gens à communiquer leur volonté à leur entourage. « Même si une personne a signé sa carte d’assurance-
maladie, c’est toujours la famille qui a le dernier mot. Il est donc important de discuter du don d’organes avec ses proches », conclut-il.