16 juillet 2024

L’Everest a failli atteindre le sommet...

Le moment aurait pu être magique à l’aréna de Montmagny vendredi soir alors que l’Everest de la Côte-du-Sud avait la chance de mettre la main sur la Coupe Napa, l’emblème de la suprématie du hockey junior AAA au Québec, en signant une victoire. Mais le Collège français de Longueuil en a décidé autrement en se sauvant avec un gain de 4 à 1 devant plus de 2 122 fans peinés, la meilleure foule de l’histoire de la concession.

L’Everest avait pourtant écoulé une pénalité tard en fin de période pour se donner la chance d’effectuer une remontée alors qu’il ne restait que trois minutes au match. Mais une rondelle perdue en zone offensive a permis un deux contre un qui s’est avéré fatal quand Brandon Boudreau a mis fin aux espoirs des Sudcôtois à la 18e minute. Pendant toute la soirée, la défensive du Collège français a su limiter les attaques. Au final, cette dernière aura eu le meilleur sur celle de l’Everest. Pour les visiteurs, il s’agit d’une 10e Coupe Napa qui a été remise par le commissaire du circuit, Kevin Figsby à Pierre Pietroni.

Le joueur de l’Everest des séries a été le gardien Gabriel Boissonneault. Il a été tout simplement fumant contre les Rangers de Montréal et les Condors du Cégep Saint-Georges-de-Beauce. Pour Longueuil, le joueur des séries a aussi été le gardien, Mathis Lacroix-Goulet.

Échange de buts

Pour revenir au match, à la 3e minute du 2e vingt, Simon Laramée a profité d’une poussée du Collège français pour hériter d’une rondelle alors qu’il était seul devant le filet de Boissonneault et la glisser derrière lui, portant le pointage à 3-0.

Les visiteurs ont été très hermétiques en défensive au cours des deux premières périodes, laissant peu d’occasions aux attaquants de l’Everest d’obtenir de belles chances de marquer. D’ailleurs, seul Nicolas Lamontagne a réussi à déjouer la vigilance de Mathis Lacroix-Goulet à la 7e minute, un but chanceux provenant d’un lancer à demi réussi dévié alors qu’il y avait beaucoup de circulation devant le filet. L’Everest a peut-être cherché pendant trop longtemps à effectuer le jeu parfait, étant limité à seulement six lancers, alors que le Collège français en obtenait le double.

Une première tranquille

Le premier engagement ne passera pas à l’histoire non plus. Dans les faits, le Collège français s’est donné une avance de deux filets à la suite de deux bévues défensives. La première fut un cadeau offert par Mika Audibert, qui a malencontreusement fait dévier une rondelle inoffensive lancée de la ligne bleue par Thomas Peat qui inscrivait un 3e but en deux soirs.

Puis le second filet fut l’œuvre de Gabriel L’étoile, qui a poussé une rondelle libre derrière Gabriel Boissonneault qui avait effectué un premier arrêt sur une échappée, après une confusion défensive en entrée de zone.

Rendez-vous manqué

L’équipe du président Pierre Bouffard ne prendra donc pas la direction d’Oakville, en Ontario, pour défendre les couleurs du Québec du 9 au 19 mai à la Coupe centenaire. Pour ce dernier, il s’agit tout de même d’un moment émotionnel compte tenu des difficultés rencontrées lors des cinq saisons précédentes. À deux reprises, ces hommes de hockey avaient mis en place une formation pouvant aspirer aux honneurs pour des séries n’ayant pas eu lieu en raison de la pandémie.

Ce printemps 2024 fut le bon. « Nous n’avions pas réussi à bâtir une équipe aussi soudée depuis le début de nos opérations. Ce groupe nous a fait vivre une année tout simplement exceptionnelle. Bravo à Simon Labrecque et son équipe pour cette superbe saison de hockey. »

Au moins, l’Everest aura su rallier le cœur des amateurs de la région en séries alors que des foules de plus de 1 500 personnes ont assisté aux rencontres locales. « Nous voulions faire découvrir l’excellent calibre de jeu de notre ligue, c’est maintenant fait. J’ai confiance que nous aurons encore un club compétitif sur la glace l’automne prochain ».

$!Le député de Côte-du-Sud, Mathieu Rivest, était présent à plusieurs matchs, dont celui de ce soir, pour encourager l’équipe avec sa trompette.