12 juin 2024

Marie-Josée Paradis : enseignante et championne de karaté

Marie-Josée Paradis travaille à l’École secondaire Bon-Pasteur comme enseignante en histoire et géographie depuis plus de 20 ans. Les soirs et la fin de semaine, elle exerce une passion très différente de son métier : le karaté. Lors de la dernière saison, elle a remporté un titre de championne du monde dans une ligue nord-américaine.

Depuis la rentrée scolaire de 2002, Marie-Josée Paradis est enseignante en histoire et géographie à l’École secondaire Bon-Pasteur. Elle a également passé quelques années à la direction adjointe de l’établissement scolaire, mais a finalement pris la décision de revenir à l’enseignement à temps plein.

Mme Paradis confie qu’elle ne partage pas beaucoup avec ses élèves le fait qu’elle est également championne de karaté. En effet, elle évolue dans ce sport depuis plusieurs années aux Studios Unis de Saint-Jean-Chrysostome grâce à l’aide des propriétaires Myrianne Martel et Cédric Ferland. « Ces deux magnifiques personnes sont des gens dévoués, impliqués qui nous motivent et nous incitent à nous surpasser, à donner le meilleur de nous-mêmes. Ils travaillent avec nous et respectent nos forces et nos défis. Ils sont des modèles pour les jeunes et les moins jeunes du dojo », affirme Mme Paradis.

Depuis quelques années, elle participe aux compétitions du circuit NASKA (North american Sport Karate Association). Ce dernier comprend 12 tournois, dont 10 qui se déroulent du côté des États-Unis. Lors de chacune de ces compétitions, les sportifs accumulent des points et, à la fin de la saison, des prix sont remis à ceux qui en ont remporté le plus grand nombre au cours des tournois. Les catégories sont établies en fonction de la ceinture et de l’âge de l’athlète.

Lors de la saison 2023, Mme Paradis a réussi à décrocher le titre de championne du monde pour le circuit NASKA en kata armé créatif chez les femmes entre 50 et 60 ans. Elle demeure toutefois très humble malgré les compétitions qu’elle remporte : « Il y a tellement de fédérations différentes dans ce sport, les gens choisissent souvent selon leur intérêt et ce qui est disponible dans leur région. Je ne crois pas que je sois vraiment la meilleure au monde, il y en a sûrement beaucoup d’autres, mais je prends beaucoup de plaisirs à participer à ces tournois et pour moi c’est ça l’important. »

Une famille ceinture noire

Mme Paradis explique qu’elle a commencé à pratiquer le karaté seulement à l’âge adulte. « J’ai commencé lorsque mes enfants ont eux-mêmes commencé à pratiquer le karaté. Ils ont débuté assez jeunes, vers l’âge de quatre ou cinq ans. J’allais les conduire aux cours et éventuellement je me suis dit : « Tant qu’à être ici et attendre que leurs cours finissent, je pourrais m’inscrire moi aussi! ». Éventuellement, leur père a aussi embarqué dans l’aventure et nous sommes tous devenus ceinture noire. »

Bien avant les compétitions et les trophées, le karaté est surtout une occasion pour Mme Paradis de passer du temps en famille. Son mari Yvan, son fils Édouard, sa fille Victoria et elle voyagent ensemble plusieurs fois par année pour participer à différentes épreuves. « Même si mes enfants ont atteint l’âge adulte, nous faisons encore toutes ces activités ensemble et je trouve cela merveilleux d’encore pouvoir passer autant de temps en famille grâce au karaté. »

Un message de persévérance

Le message que Marie-Josée Paradis souhaite lancer à la population et à ses élèves est qu’il est important de persévérer pour atteindre ses objectifs, qu’ils soient au niveau scolaire, sportif, etc. Elle croit aussi qu’il est important pour chacun de trouver sa voie et le domaine dans lequel la personne aura du plaisir à mettre des efforts. « Par exemple, je veux faire comprendre à certains élèves que même si académiquement ils ont de la difficulté, ils ont d’autres qualités et ils performent dans d’autres sphères qui sont aussi importantes. Tout ne se résume pas en termes de réussite scolaire. »

Mme Paradis encourage également les gens à se lancer des défis, car ils pourraient être surpris de leurs compétences dans certains domaines. En effet, même si elle a commencé le karaté à un âge plus avancé, cela ne l’a pas empêché de devenir ceinture noire et de gagner des tournois. « Il n’y a pas d’âge pour persévérer et il n’y a pas d’âge pour être fier de soi. »