
Éric Duhaime, chef du PCQ et Frédéric Poulin, candidat. (Photo : Katy Desjardins)
21 août 2026
Frédéric Poulin se positionne sur l’avenir de l’église de Sainte-Apolline-de-Patton
Le Parti conservateur du Québec et son candidat dans Côte-du-Sud, Frédéric Poulin, reconnaissent la profonde déception des citoyens de Sainte-Apolline-de-Patton devant l’avenir de leur église.
La municipalité a mené des consultations, étudié différentes avenues et élaboré un plan de revitalisation adapté à ses moyens. Après plusieurs années de démarches, le conseil municipal a annoncé, le 9 juillet 2025, une déconstruction partielle de l’église, dont la sacristie sera conservée.
Construite en 1912-1913, l’église avait été citée comme immeuble patrimonial par la municipalité en 2012. Cette citation a toutefois été abrogée en décembre 2025. Le bâtiment n’a jamais été classé par le gouvernement du Québec.
« Les citoyens ont le cœur brisé, et c’est parfaitement compréhensible. Cette église fait partie de leur paysage, de leur histoire et de leur identité collective. Mais une petite municipalité ne peut pas porter seule le poids d’un patrimoine que le gouvernement du Québec a progressivement cessé de soutenir », a déclaré Frédéric Poulin après avoir visité le site.
Des programmes abandonnés
Selon M. Poulin, le 17 juin 2025, le gouvernement de la CAQ a suspendu les programmes d’aide à la restauration et à la requalification du patrimoine religieux administrés par le Conseil du patrimoine religieux du Québec.
L’enveloppe consacrée à ces programmes était déjà passée à 25 millions de dollars en 2024-2025, et n’a pas été reconduite.
Au cours des trente dernières années, ces programmes ont permis de soutenir plus de 3 600 projets, grâce à environ 486 millions de dollars en subventions. Ces investissements ne servaient pas uniquement à préserver des bâtiments : ils contribuaient aussi à « maintenir des lieux de rassemblement et à revitaliser les communautés ».
« On parle souvent du coût de préserver notre patrimoine. Mais on doit aussi parler du coût de l’abandon. Quand Québec retire son soutien, ce sont les municipalités, les citoyens et les communautés qui doivent assumer seuls la facture », souligne-t-il.
Des choix questionnés
Le gouvernement du Québec a engagé des sommes dans le projet Northvolt, notamment près de 2,9 milliards de dollars en investissements et engagements publics. Le projet d’usine ne verra finalement pas le jour.
De son côté, un programme qui consacrait 25 millions de dollars par année à la préservation du patrimoine religieux a été abandonné.
« On a accepté de prendre des risques de plusieurs milliards de dollars pour un projet industriel qui n’existait encore que sur papier, mais on n’est plus capables de trouver quelques millions pour préserver des bâtiments qui existent déjà, qui sont au cœur de nos villages et qui racontent notre histoire. Il faut avoir le courage de questionner nos priorités », affirme Frédéric Poulin.
Selon le candidat, la question n’est donc pas simplement celle d’une vieille église. Elle concerne le type de société que la population veut construire et les choix qu’elle réalise collectivement avec l’argent des contribuables.






