29 août 2024
en Côte-du-Sud
Entre chemins de terre et sentiers quad, les motos d’aventure séduisent de plus en plus de motocyclistes dans les régions du Québec, notamment en Côte-du-Sud.
Selon Frédéric Lajoie, directeur général de la Fédération québécoise des motos hors route (FQMHR), l’engouement pour cette passion ne cesse de croître chaque année, bien que ce sport demeure encore méconnu. Ces engins, comparés aux véhicules tout-terrain (VTT), offrent un compromis idéal entre confort et performance. Elles permettent aux passionnés d’explorer des zones reculées tout en profitant d’une commodité adaptée aux longues distances.
« Je réside à Armagh, et moi-même, je suis amateur de ce type de monture. Dans des comtés comme Bellechasse, Montmagny ou Chaudière-Appalaches, l’accès aux sentiers est non seulement facilité, mais constitue aussi un véritable attrait touristique », explique-t-il. Les motocyclistes peuvent parcourir près de 3000 kilomètres dans ces régions, un avantage considérable que peu d’endroits au Québec peuvent proposer.
Avec l’accroissement en popularité de cette pratique, certaines régions du Québec commencent à promouvoir activement le mototourisme comme un produit phare, notamment dans les zones montagneuses offrant des panoramas exceptionnels, telles que la Côte-du-Sud. La pandémie a également contribué à cette expansion. « Les gens voulaient sortir et découvrir le Québec d’une manière différente », précise M. Lajoie.
Une solution économique pour les amateurs de plein air
En plus de l’attrait touristique, l’aspect économique est un autre facteur clé dans la popularité croissante des motos d’aventure. Face à l’augmentation du coût de la vie, de nombreux amateurs de plein air se tournent vers ce sport en raison de son prix d’achat relativement abordable comparé aux VTT. « Un quad de
12 000 $ peut être hors de portée pour beaucoup de gens, alors qu’une motocyclette vaut entre 5 000 $ et 6 000 $ », explique le représentant de la FQMHR. Cela attire une nouvelle clientèle, souvent des personnes cherchant à exercer leur passion à moindre prix. De plus, aucun permis spécifique n’est requis, ce qui la rend plus attrayante pour les mordus de grands espaces.
Cependant, malgré cette popularité croissante, cette pratique reste relativement méconnue. « Beaucoup d’individus ignorent encore qu’ils peuvent accéder aux chemins de quad sur deux roues », énonce-t-il. Pour pallier ce manque de visibilité, la FQMHR multiplie les efforts pour faire connaître les possibilités qu’offre la moto hors route.
Frédéric Lajoie, amateur du sport, recommande d’ailleurs quelques aventures. « La route des éoliennes est très impressionnante », affirme-t-il, en soulignant la beauté des paysages. Cependant, son coup de cœur absolu demeure le secteur de l’ancienne voie ferrée, qui traverse plusieurs régions. « La piste est droite, mais on y voit une diversité incroyable d’environnements, allant des tourbières aux boisés riches en faune. On croise souvent des animaux dans ce coin », ajoute-t-il.
Aujourd’hui, le directeur général poursuit un objectif ambitieux : « Nous avons accès à
12 500 kilomètres de sentiers quad au Québec, mais nous travaillons à en aménager davantage. Il reste approximativement 10 000 kilomètres de chemins encore inaccessibles ou seulement ouverts en hiver. Si nous réussissons à atteindre cet objectif, nous pourrions presque doubler notre réseau actuel. »







