Le temps supplémentaire en hausse de 17 % chez les infirmières de Montmagny

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L'Hôpital de Montmagny. Crédit photo : Édouard Bérubé.

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7 avril 2026

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7 avril 2026

Le temps supplémentaire en hausse de 17 % chez les infirmières de Montmagny

7 avril 2026


Selon des informations obtenues par Le Journal auprès du CISSS de Chaudière-Appalaches, le temps supplémentaire des infirmières de l’Hôpital de Montmagny a augmenté de près de 17 % en l’espace d’un an entre 2024 et 2025. Une tendance à la hausse qui soulève des inquiétudes chez la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) quant à la charge de travail du personnel.
Selon des informations obtenues par Le Journal auprès du CISSS de Chaudière-Appalaches, le temps supplémentaire des infirmières de l’Hôpital de Montmagny a augmenté de près de 17 % en l’espace d’un an entre 2024 et 2025. Une tendance à la hausse qui soulève des inquiétudes chez la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) quant à la charge de travail du personnel.
Selon des informations obtenues par Le Journal auprès du CISSS de Chaudière-Appalaches, le temps supplémentaire des infirmières de l’Hôpital de Montmagny a augmenté de près de 17 % en l’espace d’un an entre 2024 et 2025. Une tendance à la hausse qui soulève des inquiétudes chez la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) quant à la charge de travail du personnel.

En 2024, il y aurait eu 25 359 heures supplémentaires chez les infirmières de l’Hôpital de Montmagny contre 29 757 en 2025, soit une hausse de près de 17,3 %. D’ailleurs, ces données contiennent le temps supplémentaire (TS) et le temps supplémentaire obligatoire (TSO). En revanche, ces chiffres ne concernent pas les infirmières auxiliaires (PAB).

« C’est sûr que c’est beaucoup trop de TS, dénonce la présidente au nom du syndicat de la FIQ de Chaudière-Appalaches, Carole Mercier. On ne parle pas d’un hôpital qui est énorme. D’ailleurs, il n’y a pas plus tard que deux semaines, ils ont dû fermer les soins intensifs pour une fin de semaine, faute de personnel. »

La présidente au nom du syndicat de la FIQ de Chaudière-Appalaches, Carole Mercier. Crédit photo : FIQ.

De son côté, le Centre intégré de santé et de services sociaux de Chaudière-Appalaches (CISSSCA) soutient que la titularisation des postes d’infirmière à l’Hôpital de Montmagny est meilleure qu’en 2024.

« Globalement, la dotation des postes est plus positive. C’est un bon constat, car lorsque tout le monde va revenir au travail, la situation va aller mieux », soutient la coordonnatrice aux ressources humaines du CISSSCA, Nellie Roy.

En effet, il semblerait que l’augmentation du temps supplémentaire soit liée à deux raisons majoritaires concernant les absences.

« La première raison majoritaire d’absence est le congé parental, ce qui est une bonne nouvelle, car cela veut dire que ces gens-là vont revenir. La deuxième raison d’absence pour les infirmières est le congé d’études. La presque totalité de nos infirmières continuent au Baccalauréat. Ça aussi, c’est une bonne nouvelle pour la qualité des soins à Montmagny », précise Mme Roy.

La titularisation des infirmières

D’ailleurs, selon les dires de Mme Roy, la titularisation est plus élevée au Centre mère-enfant et à l’urgence, tandis que la situation est stable en médecine-chirurgie, ce qui veut dire que dans ces départements, le temps supplémentaire a augmenté, mais pas le TSO.

Or, il y aurait une « légère baisse » de titularisation de quelques pour cent en psychiatrie et aux soins intensifs.

« Pour ces deux départements, l’augmentation du temps supplémentaire peut être attribuable au fait qu’il y a moins de titulaires de poste », ajoute Nellie Roy.

La coordonnatrice aux ressources humaines du CISSSCA, Nellie Roy. Photo de courtoisie.

Également, les infirmières peuvent prendre leur TS un mois à l’avance sur un site web pour aller choisir les journées qu’elles veulent faire.

Par la suite, deux semaines à l’avance, elles reçoivent un texto pour choisir les quarts de TS qu’elles veulent faire.

« Nous, on appelle ça les temps supplémentaires obligatoires déguisés. C’est-à-dire que les gens s’en imposent pour ne pas être imposés. Par exemple, ils ont quelque chose de prévu le jeudi, alors ils vont décider d’en faire le mercredi pour s’assurer d’être libres le lendemain », affirme quant à elle Mme Mercier.

Les données en 2026

Le Journal a aussi mis la main sur les données du TS et TSO qu’ont réalisées les infirmières de l’Hôpital de Montmagny en 2026. Ce chiffre s’élève à 5 440 heures jusqu’à présent.

« Je ne crois pas que ça va s’améliorer en 2026. C’est encore très précaire à Montmagny. Les unités sont toujours pleines, ça déborde un peu partout. Les urgences sont souvent au-dessus de 100 %, donc je ne m’attends pas à ce que les chiffres soient meilleurs avec la fluctuation des patients et des hospitalisations », réenchérit Carole Mercier.

Malgré tout, la coordonnatrice aux ressources humaines du CISSSCA demeure positive pour la suite des choses.

« Le but, c’est d’augmenter les titulaires de postes, alors on a présentement une cohorte de formation en partenariat avec Lévis avec 20 infirmières techniciennes provenant de l’immigration. Beaucoup de ces personnes sont destinées à aller à Montmagny. […] Aussi, cet été, on a vraiment une année record au niveau des embauches d’étudiantes en soins infirmiers. Elles vont arriver dès le mois de mai. Habituellement à Montmagny, il y a trois ou quatre finissantes et là, on est à plus de 11-12 », se réjouit-elle.

D’ailleurs, l’embauche de main-d’œuvre indépendante est illégale depuis un peu plus d’un an.
« Nous avons été très agressifs dans l’embauche des personnes provenant des agences afin de les recruter. Cela nous a permis de réaliser 105 embauches pour l’ensemble du CISSS, et ce, pour tous les types d’emplois », conclut Mme Roy.

Selon des informations obtenues par Le Journal auprès du CISSS de Chaudière-Appalaches, le temps supplémentaire des infirmières de l’Hôpital de Montmagny a augmenté de près de 17 % en l’espace d’un an entre 2024 et 2025. Une tendance à la hausse qui soulève des inquiétudes chez la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) quant à la charge de travail du personnel.