Luna Caballera : sur pause, mais toujours bien vivante
Frédéric Pignon et Magali Delgado étaient de passage à Notre-Dame-du-Rosaire dans le cadre d’une clinique intimiste offerte à des cavaliers à la Luna Caballera. D’origine française, ils sont connus dans le monde pour leurs performances de cirque équestre, mais aussi pour leur talent avec les chevaux. Au Québec, ils ont été découverts par la population par la création du premier spectacle Cavalia.
Pendant deux jours, ils ont offert des cours à des gens accompagnés de leurs chevaux selon leurs observations. Il était également possible pour un petit public d’assister à ses séances et de poser ses questions aux formateurs.
« Je pense que peu importe le pays, parce qu’on voyage un peu partout, j’apprécie que les gens ont toujours juste envie de rendre leurs chevaux heureux. De trouver des manières de le faire, que ce soit par le dressage ou par la liberté. C’est ce qui est appréciable et c’est vraiment magnifique », souligne Mme Delgado.
Dans les prochaines semaines, Luna Caballera accueillera également Éva Dablon du Portugal et Olivier Puls de la France comme formateurs invités. Des conférences se tiendront également au cours de l’été.
Les spectacles seront de retour
La directrice artistique Marie-Claude Bouillon confie au Journal avoir été très occupée dans les derniers mois avec des enjeux personnels. Elle dit toutefois garder espoir de trouver une solution pour ramener les spectacles de cirque équestre à Notre-Dame-du-Rosaire dans les prochaines années, car la passion est toujours bien vivante.
Rappelons que Luna Caballera avait dû arrêter de produire des spectacles de cirque équestre devant un public, car aucune compagnie d’assurances ne veut offrir des services à la troupe. En effet, cette dernière ne peut pas être considérée comme un événement de cirque, car elle travaille avec des animaux, mais elle ne peut pas être dans la catégorie des services animaliers, car elle présente des numéros de cirque. D’ailleurs, Frédéric Pignon a mentionné être lui aussi intéressé par de nouveaux projets au Québec, mais qu’il est confronté au même problème que Mme Bouillon au niveau des assurances.
Marie-Claude Bouillon se montre toutefois confiante qu’elle trouvera éventuellement une formule qui fonctionnera et demande au public de continuer de suivre ses activités en attendant l’annonce du grand retour. Elle travaille d’ailleurs à former une nouvelle génération de chevaux qui pourront éventuellement faire partie de la troupe.








