Tarifs de 50 % : Rousseau Métal navigue dans l’incertitude

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L'usine Rousseau Métal à Saint-Jean-Port-Joli. Photo de courtoisie.

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25 août 2026

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25 août 2026

Tarifs de 50 % : Rousseau Métal navigue dans l’incertitude

25 août 2026


La guerre commerciale entre les États-Unis et le Canada entourant l’imposition de droits de douane de 50 % sur une multitude de produits canadiens sont sur toutes les lèvres, alimentant un climat d’incertitude chez les entreprises de la région, comme Rousseau Métal, qui a dû s’adapter à la situation pour poursuivre ses activités malgré tout.
La guerre commerciale entre les États-Unis et le Canada entourant l’imposition de droits de douane de 50 % sur une multitude de produits canadiens sont sur toutes les lèvres, alimentant un climat d’incertitude chez les entreprises de la région, comme Rousseau Métal, qui a dû s’adapter à la situation pour poursuivre ses activités malgré tout.
La guerre commerciale entre les États-Unis et le Canada entourant l’imposition de droits de douane de 50 % sur une multitude de produits canadiens sont sur toutes les lèvres, alimentant un climat d’incertitude chez les entreprises de la région, comme Rousseau Métal, qui a dû s’adapter à la situation pour poursuivre ses activités malgré tout.

« Le sursis de trois jours, c’est mieux qu’aucun sursis, précise le président et directeur général de Rousseau Métal, Charles-Alexandre Paré. On avait accéléré nos expéditions et on n’expédiait plus depuis le milieu de la semaine, car on tenait pour acquis que les négociations avançaient, mais on était très incertain par rapport à leurs résultats. »

L’incertitude liée à cette menace d’imposition de tarifs à la hauteur de 50 % par Donald Trump fait en sorte que cela touche précisément la ligne de logistique de l’entreprise port-jolienne Rousseau Métal.

« À l’heure actuelle, ça touche toute notre ligne logistique. Que ce soit avec les transporteurs avec qui on fait affaire, que ce soient les gens qui nous fournissent des pièces de plastique, des extrusions d’aluminium, etc. La tactique qui a été prise présentement, c’est de rester calme et de continuer tant qu’on n’avait pas un résultat », soutient-il, en ajoutant que l’entreprise était prête à recevoir un coup pour quelques semaines, mais qu’elle n’était pas capable de le conserver après ça.

Une atteinte à la compétitivité

Les États-Unis représentent notamment plus de 60 % de la part du marché de Rousseau Métal.

Des tarifs de 50 % viendraient donc faire perdre de la compétitivité à l’entreprise port-jolienne, comme à chacune des autres entreprises touchées par ces droits de douane.

« À 50 %, on perdrait notre compétitivité, puis c’est comme si on payait pour faire du business aux États-Unis. Dépendamment du résultat, on avait plusieurs scénarios en place, puis il fallait les enclencher », explique le président et directeur général.

Charles-Alexandre Paré soutient que Rousseau Métal a commencé à se diversifier dans les dernières années en ayant une bonne entente avec de la distribution en Angleterre.

« On a commencé à faire ça il y a environ deux ans et demi, même avant que M. Trump arrive au pouvoir pour un second mandat, ça faisait partie de notre plan d’affaires avec l’Europe. Malgré tout, ce n’est pas quelque chose qui se fait en claquant des doigts », prévient-il.

Aucune perte d’emploi en jeu

Malgré cette incertitude qui persiste, le président et directeur général de Rousseau Métal assure que la situation n’a présentement aucun impact monétaire sur l’entreprise.

« L’impact qu’on a, c’est la compétition qui utilise les arguments des tarifs contre nous. Ce sont donc des pertes de commandes qu’on ne soumissionne même pas en raison de tout ça. On ne les perd pas, ils génèrent une peur au niveau de nos clients et les gens se disent qu’ils vont payer un peu plus cher ou qu’ils vont aller chez quelqu’un d’autre, comme ça ils n’auront pas de tarifs », se désole-t-il.

En 2025, entre mars et avril, lors du début des tarifs par l’administration de Donald Trump, l’entreprise Rousseau Métal avait perdu à la hauteur de 2 M$ en ventes.

Malgré tout, cette fois-ci, si la situation persiste, à court terme, les employés de l’entreprise port-jolienne ne perdront pas leur emploi, selon M. Paré.

« Pas à court terme, car ce qu’on recherche, c’est de voir le temps que la situation va durer. Ce n’est pas quelque chose qu’ils vont être capables de faire durer vraiment longtemps. Il ne faut pas nécessairement succomber à la panique, ce qui fait en sorte qu’on a fait beaucoup de représentations auprès de nos élus municipaux », précise-t-il.

Toujours selon M. Paré, l’impact serait énorme pour les entreprises de Chaudière-Appalaches, car la région regorge de petites et moyennes entreprises.

« Le point qu’il y a en parallèle avec les tarifs, c’est qu’à l’heure actuelle, il y a une énorme compétition pour tous les manufacturiers qui viennent de l’Asie. Quand les États-Unis ferment leurs portes à l’Asie, malheureusement, le Québec et le Canada ne sont pas équipés pour protéger ces bases manufacturières. Il y a donc énormément de dumping qui se fait », conclut-il.

Le président et directeur général de Rousseau Métal, Charles-Alexandre Paré. Photo de courtoisie.

La guerre commerciale entre les États-Unis et le Canada entourant l’imposition de droits de douane de 50 % sur une multitude de produits canadiens sont sur toutes les lèvres, alimentant un climat d’incertitude chez les entreprises de la région, comme Rousseau Métal, qui a dû s’adapter à la situation pour poursuivre ses activités malgré tout.