
Jusqu'à huit personnes participent aux cuisines collectives de la Maison de la famille.
Une cuisine collective qui rassemble
Depuis décembre, cet atelier organisé par la Maison de la famille de la MRC de L’Islet permet principalement à des mères de se réunir entre elles pour cuisiner, mais aussi de discuter de tout et de rien. Chaque mois, elle attire entre six et huit personnes et permet de préparer plusieurs plats. Lors de la visite du Journal, en plus de la frittata un pudding choco-poire, un mélange à crêpe, des vol-au-vent, ainsi qu’une soupe ont été préparés. « On cuisine ensemble, on repart avec des restes, mais aussi avec des menus à refaire à la maison », explique Sandra Meyerhans Roger, coordonnatrice de l’activité.

Ici, les participants préparent une frittata qu’ils pourront ramener chez eux.
rencontres qui aident à briser l’isolement
Au fil des rencontres, les menus changent et s’adaptent selon la saison, comme celle des sucres, et les ingrédients utilisés sont parties prenantes du quotidien. L’activité a rapidement pris une dimension qui dépasse la simple préparation de repas. Comme ces parents ont des réalités différentes, il s’agit d’une porte de sortie à l’isolement qui permet de socialiser et d’apprendre, alors que pour d’autres, la cuisine collective vient en soutien dans un contexte économique difficile. « Je suis seule la semaine, donc ça me permet de repartir avec des plats et ça m’aide beaucoup. Je ne cuisinais pas tant que ça avant. Là, on discute, on échange. Parfois, on a des problèmes et d’autres nous donnent des trucs. On s’entraide, ça donne un sentiment de communauté », témoigne Ève Déziel, une participante.
Pendant que les parents coupent, mélangent et discutent, les enfants ne sont pas très loin. Un grand gymnase leur permet de se dégourdir les jambes et des activités leur sont proposées, comme pour Pâques, une chasse aux cocos. Ils mettent eux aussi la main à la pâte dans la cuisine. « Ça fait sortir les parents de la maison, ça leur permet d’avoir un moment parent-enfant », souligne Mme Roger. L’activité bénéficie du soutien de la Fondation Olo, qui offre des aliments aux participants. Chacun repart avec un sac style épicerie bien plein.
Une activité ancrée dans la routine
Pour plusieurs participants, l’activité est attendue de mois en mois et devient un rendez-vous incontournable. « Maintenant que c’est en place, je le vois arriver chaque mois. Ça fait partie de mes mensualités », Mme Déziel.
« C’est vraiment agréable. On apprend de nouvelles recettes, de nouveaux aliments. On peut cuisiner avec les enfants pendant qu’ils jouent. Et surtout, on socialise », renchérit Mélodie Boivin-Fraser, également participante.
Face à l’engouement observé depuis le début de la mise en place de l’activité, l’organisme constate que le besoin était bien présent dans la région de L’Islet et l’implantation de ce genre de cuisine collective était nécessaire. L’organisme espère maintenant pouvoir reconduire l’initiative pour l’automne prochain.







