
De gauche à droite : Pierre Bouffard et Daniel Boulet. Crédit photo : Édouard Bérubé.
Une irrégularité mène à la dissolution du conseil d’administration de l’Everest
« Dans nos règlements généraux, ce sont les membres privilèges qui votent pour les administrateurs qui vont siéger au conseil d’administration. Or, l’an dernier, lors de l’assemblée générale, il n’y avait que moi qui étais membre privilège. Je ne voulais donc pas avoir l’audace de choisir seul les gens qui allaient siéger. J’ai alors demandé aux administrateurs qui n’étaient pas en élection de voter pour les futurs administrateurs », confie le fondateur de l’équipe, Pierre Bouffard.
Par la suite, un membre privilège aurait mentionné à M. Bouffard que cette action était « illégitime », ce qui a mené à une rencontre avec les membres privilèges afin de trouver une solution.
« Lorsqu’on a rencontré les membres privilèges, on leur a expliqué la situation. C’est alors qu’ils nous ont recommandé de dissoudre le conseil d’administration, considérant que cinq administrateurs seraient en élection cette année », ajoute-t-il.
D’ailleurs, lors de la fondation de l’Everest, toute personne versant une somme de 2500 $ devenait membre privilège à vie.
« Parmi les avantages, il y avait des rabais sur l’affichage à l’aréna ainsi que sur les plans de commandite. Toutefois, même si le statut est à vie, les rabais sur l’affichage sont valides pour cinq ans seulement. Les membres privilèges conservent néanmoins le droit de vote pour choisir les administrateurs. […] Nous avions le droit d’avoir jusqu’à 30 membres privilèges, mais il en reste actuellement seulement 25 », explique M. Bouffard.
Lors de la dernière assemblée spéciale des membres privilèges, tenue le 31 mars dernier, ceux-ci ont indiqué que l’organisation pourrait désormais compter un nombre illimité de membres privilèges, à condition que les personnes intéressées versent le montant de 2500 $.
Les élections
Concernant les élections du mercredi 20 mai prochain, le fondateur Pierre Bouffard et l’actuel président Daniel Boulet seront candidats afin de faire partie des sept administrateurs de l’équipe.
« Il y a sept postes d’administrateurs en élection. Une fois les administrateurs élus, ceux-ci nommeront ensuite un président, poursuit Pierre Bouffard. […] Malgré tout, certains membres du conseil d’administration continuent de nous aider, notamment au niveau des communications, ajoute l’actuel président, Daniel Boulet. Certains administrateurs poursuivent quand même leur travail en attendant de se représenter. »
Par ailleurs, les membres privilèges ont mentionné qu’un conseil composé de 11 administrateurs était difficile à gérer en raison du trop grand nombre de personnes impliquées. Ils ont donc demandé que l’organisation sudcôtoise réduise ce nombre à sept.
« Juste pour rassurer la population, le club est entre bonnes mains et nous ne sommes pas là pour inquiéter qui que ce soit. Nous faisons preuve de transparence et nous respectons la loi ainsi que la charte. L’Everest est en très bonne santé et tout va très bien », assure M. Boulet.
Des prolongations de contrat
La saison 2025-2026 marquait une première année en poste pour Raphaël St-Laurent comme entraîneur-chef et pour Benoît Bélanger comme directeur général.

Les dirigeants de l’Everest en compagnie des joueurs de 20 ans.Crédit photo : page Facebook de l’Everest.
L’organisation de l’Everest a finalement prolongé le contrat des deux hommes de hockey, qui seront donc de retour avec l’équipe la saison prochaine.
« Je suis très heureux d’avoir confirmé le retour de Raphaël St-Laurent comme entraîneur-chef et de Benoît Bélanger comme directeur général. La stabilité était une priorité pour nous, tout comme la continuité de leur excellent travail », conclut fièrement le président de l’Everest.







