
Hélène Guilmette a déjà participé au prestigieux Concours Reine Élisabeth. Photo de courtoisie.
Une Magnymontoise dans un rôle pivot au Festival d’opéra de Québec
« J’ai gradué en 1999, alors ça fait environ 25 ans que je fais ce métier, soutient la soprano de 49 ans. Parfois, on jette un regard en arrière et on se rend compte que l’on a accompli plusieurs choses. Maintenant, j’amorce une transition douce vers l’enseignement tout en poursuivant une carrière très active. »
Hélène Guilmette est notamment professeure invitée à la Faculté de musique de l’Université Laval, et elle occupe aussi un poste au Conservatoire de musique de Québec.
« Je ne pensais pas commencer à enseigner si tôt. Il y a eu une opportunité, car l’Université Laval est venue me chercher lorsque je venais d’avoir mon bébé. Ils m’ont dit que ce serait le bon moment de faire la transition vers l’enseignement si je voulais ralentir. Finalement, j’ai ajouté tant à plus », blague-t-elle.
Pour la Magnymontoise, il était important de transmettre ses connaissances et son expérience à ses étudiants afin de bien les outiller lorsqu’ils débuteront dans ce métier et traverseront des moments plus « difficiles ».
La découverte de l’opéra
Celle qui habite désormais à Beaumont avec son conjoint estime d’ailleurs avoir commencé l’opéra « sur le tard », puisqu’elle ne faisait pas partie d’une famille de mélomanes.
« J’ai vu mon premier opéra lorsque j’étais au cégep. C’était Les Noces de Figaro à l’Opéra de Québec, puis j’ai été complètement happée par ça. J’ai aussi eu la piqûre durant mes études en musique, car j’ai fait un baccalauréat en éducation musicale », confie-t-elle.
Au départ, elle ne jouait que du piano, mais elle a dû apprendre un second instrument, ce qui a fait en sorte qu’elle a commencé à faire du chant à l’École secondaire Louis-Jacques-Casault de Montmagny sous la supervision de sa professeure Claudette Fortin.
« On est plusieurs à avoir eu Claudette Fortin comme professeure et à faire ce métier grâce à elle, car elle a allumé une flamme en nous en nous donnant le goût de la musique », se remémore-t-elle.
Prendre des risques
Bien qu’elle ait cru que ce n’était pas possible pour une « petite fille de Montmagny » de faire carrière à l’international en opéra, Hélène Guilmette a fait les chœurs de l’Opéra de Québec en 1999, juste avant de provoquer les choses avec l’aide de sa professeure de chant.
« Il y avait une audition dans le journal où une production française d’une comédie musicale à Paris, à l’été 2000, cherchait des chanteurs canadiens. J’ai décidé de faire l’audition et j’ai été sélectionnée. J’avais été choisie comme soprano et j’avais un grand solo dans la production », résume-t-elle.
Par la suite, en 2001, elle a décidé qu’elle devait tenter sa chance dans ce métier.
« J’ai participé à un grand concours à Paris qui s’appelle Voix Nouvelles avec tous les pays de la francophonie et j’ai obtenu le troisième prix. Ç’a été majeur et j’ai eu mes premiers contrats en France », ajoute la soprano.
Hélène Guilmette a notamment développé sa carrière en Europe, où elle a pu performer à différents endroits, notamment à Bruxelles, à l’Opéra d’État de Bavière à Munich, en Allemagne, au Covent Garden à Londres. Elle s’est également produite en Australie et au Japon, entre autres.
Le Festival d’opéra de Québec
Pour la première fois de sa carrière, les 28 et 29 juillet ainsi que le 1er août prochain, la native de Montmagny aura l’occasion d’incarner un rôle pivot dans Dialogues des Carmélites de Francis Poulenc.
Elle incarnera Blanche de La Force, « une jeune femme confrontée à la peur, au doute et à l’exigence du choix ».
« Au départ, j’avais le personnage de Sœur Constance et, depuis 2018, j’ai repris le rôle de Blanche avec cette production que j’ai d’ailleurs jouée à Bologne, à Lyon et maintenant à Québec », souligne-t-elle.
La Magnymontoise estime également que ce sera un véritable marathon pour elle, « puisqu’elle est là du début à la fin ».
« C’est une joie d’être à Québec et de pouvoir partager mon amour de l’opéra et de cette musique avec les gens de Québec », conclut-elle en invitant les gens de la région à assister aux représentations du Festival d’opéra de Québec.

Les Dialogues des Carmélites à Bologne. Photo de courtoisie.







