Bourse d’honneur de 25 000 $ pour initier les jeunes à la technologie

Photo de Anne-Frédérique Tremblay
Par Anne-Frédérique Tremblay
Bourse d’honneur de 25 000 $ pour initier les  jeunes à la technologie
Le casque virtuel est utilisé afin de toucher à plusieurs matières scolaires. (Via la page Facebook RO2 Techno).

Olivier Chouinard, enseignant à l’école de Berthier-sur-Mer, s’est mérité une bourse d’honneur de 25 000 $ de la part du gouvernement du Québec afin de développer son entreprise RO2 Techno, et ce, en plus d’adhérer au Réseau Mantora pour un an. Grâce à ses ateliers et son camp d’été il souhaite initier les jeunes à la technologie, de plus en plus présente dans la société moderne.

M. Olivier Chouinard. (Photo de courtoisie)

Originaire de L’Islet et résident actuel de Berthier, M. Chouinard exerce son métier depuis six ans dans les écoles de la Côte-du-Sud. Lors de ses débuts en éducation, il a découvert un ensemble de robotique qu’il a utilisé dans ses cours à l’école de Saint-Fabien-de-Panet. Après avoir réalisé des ateliers de robotique et de programmation avec ses élèves, il a pu percevoir un grand intérêt de la part des jeunes. « J’ai commencé à m’impliquer dans plusieurs projets technologiques et à intégrer des comités. On a créé une compétition de robotique et des activités technologiques », explique-t-il. À la suite de ces réalisations, M. Chouinard a compris qu’il voulait aller encore plus loin avec le projet et qu’il souhaitait y consacrer une bonne partie de son temps. Il a donc décidé de lancer sa propre entreprise: RO2 Techno.

L’enseignant se déplace dans les écoles du Québec et réalise des ateliers technologiques. « Oui, il y a de la robotique, mais c’est surtout de la réalité virtuelle que je fais cette année. Je me déplace avec tout mon matériel. C’est clé en main pour les enseignants et on fait des ateliers technologiques. » Par exemple, les jeunes développent leurs connaissances géographiques et historiques en voyageant à travers le monde. Grâce à leur casque virtuel, les élèves visitent différentes villes sur Terre et doivent répondre, avec leur iPad, à quelques questions sur les lieux. « J’essaie de relier les ateliers au programme. On touche donc à plusieurs matières, par exemple en univers social ou même en éthique et culture religieuse ».

La robotique contribue principalement à l’enseignement de mathématiques ou de la science. Par exemple, les élèves doivent construire des robots et leur programmer des tâches à exécuter dans un parcours donné, et ce, tout en réalisant des calculs.

Photo de courtoisie.

La technologie de plus en plus présente
Avec l’importance toujours croissante de la technologie, M. Chouinard trouve essentiel d’initier les élèves à son apprentissage et à son fonctionnement. « Dans chacun de nos métiers, cela a beaucoup évolué dans les dernières années et ça va l’être encore plus dans le futur. On voit de plus en plus de métiers créés qui touchent la programmation, que ce soit la création d’applications ou celle de sites web. Maintenant, de voir cela au primaire, c’est une initiation qui peut souvent éveiller une passion chez certains élèves ou qui va donner le goût à quelques-uns d’apprendre certaines notions mathématiques qui, à la base, ne les intéressaient pas vraiment », explique-t-il.

Photo de courtoisie.

Camps techno!

En plus de développer des activités en classe, l’enseignant réalise un camp d’été à travers la région sur la thématique. Avec le 25 000$, M. Chouinard souhaite se procurer du nouveau matériel, tel que des robots, des drones, des casques de réalité virtuelle, etc. L’objectif est de pouvoir faire plus de camps dans différents endroits et de donner ainsi la possibilité à plusieurs jeunes la chance de participer à ses ateliers. Le camp, d’une durée de 12 semaines, se déroule dans plusieurs municipalités dont, Saint-Jean-Port-Joli, L’Islet, Montmagny et les environs.

Pour la première fois cet été, un camp verra le jour au Saguenay et un autre à Sorel. Pour l’encadrement, M. Chouinard forme des animateurs, également enseignants, dans l’optique de se partager les tâches et enseigner la techno au plus de jeunes possible. Son but à long terme vise à ce que chaque grand centre puisse profiter d’un camp techno. L’année prochaine, il prévoit se concentrer à temps plein dans son entreprise et il aimerait bien utiliser l’année scolaire pour faire la tournée des écoles.

Le prochain atelier qu’il développe présentement concerne la programmation de drone. M. Chouinard travaille principalement à partir de sa page Facebook pour informer la population de ses différentes nouveautés et réalisations.

 

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