Des œuvres peintes à la bouteille! Serge Démétrius Dubé expose à Saint-Jean-Port-Joli

Des œuvres peintes à la bouteille! Serge Démétrius Dubé expose à Saint-Jean-Port-Joli

Serge Démétrius Dubé à l’oeuvre avec ses bouteilles de peinture.

Le Centre Gérard-Ouellet de Saint-Jean-Port-Joli présente jusqu’au 3 avril l’exposition «Ben oui… pas de pinceaux» de Serge Démétrius Dubé, un peintre québécois qui réside en Colombie-Britannique depuis plusieurs années. Ce titre prend tout son sens quand on sait que les 25 oeuvres exposées ont été peintes, non pas à l’aide du traditionnel pinceau, mais avec des bouteilles! Comme un contenant de ketchup qui, d’une simple pression, laisse sortir la matière rouge, l’artiste pointe l’orifice de ses multiples bouteilles sur sa toile et étend la peinture au gré de son imagination. Peaufinant le tout avec divers instruments, comme un peigne et une spatule, il obtient un résultat étonnant qui lui a ouvert les portes de prestigieuses galeries.

Pour ce Montréalais de naissance qui, dans sa jeunesse, a séjourné à quelques occasions à Saint-Cyrille-de-Lessard où vivaient son grand-père et son arrière-grand-père, la véritable aventure commence en 1981 quand il se rend en Colombie-Britannique à titre d’instructeur en escalade! Mais sa rencontre avec des artistes de Vancouver changera sa destinée: «Quand je les ai vus à l’oeuvre, je me suis dit que c’est aussi ce que je voulais faire. Ils m’ont pris sous leurs ailes et j’ai débuté en pratiquant l’art de rue. Et ça dure depuis 36 ans» de nous confier le principal intéressé lors d’un entretien téléphonique.

Serge Démétrius Dubé.

Là-bas, il fera la connaissance de Johanne Kirouac, originaire de Saint-Eugène-de-L’Islet, qui deviendra sa femme. De 1987 à 1995, le couple revient au Québec et s’installe dans la maison familiale de Mme Kirouac à Saint-Eugène où naîtront ses deux enfants. Serge Démétrius Dubé continue à peindre et se noue d’amitié avec Maurice Harvey, un sculpteur très connu de Saint-Jean-Port-Joli, dont il vante l’esprit artistique.

En 1995, difficultés financières obligent, c’est le retour à Vancouver où Mme Kirouac enseigne le français. Tout en veillant sur les enfants, Serge Démétrius Dubé pratique son art et expérimente beaucoup. Les enfants devenus grands, le peintre ouvre un studio commercial pour rencontrer plus de gens et développe sa technique de la bouteille.

Une œuvre de Serge Démétrius Dubé.

Au fil des ans, il peint avec différents médiums (peinture à l’eau, la peinture à l’huile et l’acrylique) et travaille avec de grands peintres comme Jean-Paul Riopelle, Marcelle Bolduc, Luigi Tiengo, Paul Ygartua et bien d’autres. Ayant consacré sa vie à l’exploration de la 4e dimension, il offre aux spectateurs une nouvelle expérience en utilisant la couleur, le mouvement et la créativité.

En 2008, on retrouvait de ses œuvres dans 16 galeries du Canada, des États-Unis et du Mexique. Aujourd’hui, six galeries le représente encore sur la Côte Ouest, mais il veux diminuer ce nombre afin de devenir plus indépendant et pouvoir voyager avec sa conjointe quand elle prendra sa retraite. Une retraite qui pourrait bien se vivre à Saint-Eugène dans la maison familiale des Kirouac.

D’ici là, c’est à voir au Centre Gérard-Ouellet!