La vaccination obligatoire pour le personnel de la santé dès le 15 octobre

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Par Anne-Frédérique Tremblay
La vaccination obligatoire pour le personnel de la santé dès le 15 octobre
Le premier ministre François Legault. (Capture d'écran Facebook )

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, a annoncé que le vaccin sera obligatoire pour tous les intervenants de la santé et des services sociaux, au public et au privé, et ce, dès le 15 octobre. Les employés qui refusent de se faire vacciner seront suspendus sans solde. De plus, les proches aidants et les visiteurs dans les établissements de la santé devront eux aussi être vaccinés.

La vaccination sera obligatoire pour le personnel de la santé afin d’assurer la sécurité du réseau. Les personnes non vaccinées du milieu de la santé doivent se faire vacciner dans les prochains jours afin de pouvoir respecter le délais entre les deux doses et être disposées à travailler dès le 15 octobre. Le but est de protéger l’environnement des patients et des employés. « On ne peut pas accepter que des travailleurs mettent des gens vulnérables à risque », a souligné M. Dubé.

Le premier ministre du Québec, François Legault, a informé que 87% des Québécois ont accepté de recevoir la première dose.

« Cependant, même s’il reste seulement 13%, actuellement avec le variant Delta très contagieux, on voit le nombre d’hospitalisations augmenter et ce sont en majorité des personnes qui ne sont pas vaccinées.»

Il ajoute qu’une personne doublement vaccinée a 30 fois moins de chance d’être hospitalisée. Il invite la population de convaincre au moins une personne dans leur entourage pour chercher leurs doses de vaccin.

Manque de personnel

M. Legault évoque qu’il y a un manque de personnel dans le milieu de la santé, entre autres, d’infirmières aux soins intensifs.

« On le voit un peu partout dans les hôpitaux, ça déborde. Pas qu’il nous manque de lits, mais il nous manque d’infirmières. On est dans une situation qu’on regarde ce que l’on peut faire pour ramener plus d’infirmières dans le réseau public et de les attirer. »

Il ajoute : « On essaye d’adapter notre réseau. Pour un bon bout de temps, il va falloir accepter un certain risque et accepter qu’il va y avoir des personnes d’hospitalisées pour la COVID. Ça rajoute du travail au personnel de la santé parce que ça rajoute des patients ayant d’autres maladies, mais aussi des patients COVID. »

Le premier ministre interpelle les candidats au fédéral, en ces temps d’élection, en leur mentionnant l’importance d’augmenter le financement consacré dans le réseau.

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