Le Centre d’expertise en serriculture ouvre officiellement ses portes à Cap-Saint-Ignace

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Par Anne-Frédérique Tremblay
Le Centre d’expertise en serriculture ouvre officiellement ses portes à Cap-Saint-Ignace
Denis Lavoie, actionnaire chez Cytech Corbin et cofondateur des Productions quatre saisons, aujourd'hui appelé Brillo.

L’ouverture du Centre d’expertise en serriculture de Cytech Corbin a eu lieu hier en présence des différents partenaires du projet et de producteurs d’ici et d’ailleurs. Située à Cap-Saint-Ignace, cette serre démo détient des équipements à la fine pointe de la technologie et intègre l’intelligence artificielle. Avec l’implication de partenaires reconnus dans le milieu, il s’agit d’un premier pas pour faciliter la vie des serriculteurs et de répondre aux besoins actuels.

Cytech Corbin s’est associé avec des entreprises spécialisées, dont GE Current, Hort Americas et Hoogendoorn Growth Management pour la réalisation du projet. La serre déjà existante de Productions quatre saisons, aujourd’hui appelé Brillo, a été rénovée et convertie en août dernier afin d’être munie des meilleures technologies. Elle possède des procédés de serriculture avant-gardistes sur le marché.  « C’est ce qui se fait le mieux en termes de contrôle, de ventilation, d’automatisation, etc. Ça fait juste trois mois qu’on est en fonction et on a des résultats juste incroyables. C’est au-delà de ce qu’on avait pensé», explique Denis Lavoie, actionnaire chez Cytech Corbin et cofondateur des Productions quatre saisons. Il voit d’ailleurs une différence significative en comparaison avec les dernières années de productions.

Cette serre démo a le potentiel d’augmenter la productivité, la rentabilité et la qualité des récoltes des serriculteurs québécois, et ce, peu importe la taille de leurs serres. « On s’est associé aux meilleurs afin d’arriver à faire un concept de sorte que ce soit facile à exploiter pour de nouveaux producteurs et que ce soit facile de produire de hauts rendements ».

Intelligence artificielle

Les serres sont munies d’un système de ventilation de type semi-fermé et sont chauffées à l’électricité. M. Lavoie souligne que le système de contrôle est à la fine pointe de la technologie et fonctionne à l’aide de l’intelligence artificielle. « Ultimement, ces serres vont fonctionner de façon totalement autonome. Il va juste avoir le travail mécanique à faire ».

Selon M. Lavoie, parmi toutes les serres actuelles au Québec, celle-ci est la plus équipée sur le marché en termes de technologies. Ils sont parmi les premiers à créer ce type de serres et plusieurs technologies présentes ne se retrouvent pas dans d’autres industries. «On a vraiment mis tout ce qui avait à mettre pour que ça marche. On a mis l’intelligence artificielle qui est en développement présentement. Déjà là, on a nos fins de semaine. Je n’ai pas besoin de toucher à rien, tout se fait tout seul et je n’ai pas besoin de m’en occuper ».

Basée sur les données

Le tout est basé sur le concept data-driven growing, soit « conduite de culture basée sur les données », donc des informations très précises qui permettent de créer des serres ultras productives. « C’est une bonne nouvelle pour les producteurs et aussi pour les clients puisque ça va permettre à des petites productions plus locales de réaliser une production rentable qui va venir nourrir la localité dans lequel ils vont s’implanter ». Cet ajout dans le milieu de la serriculture pourra apporter une paix d’esprit, des rendements plus élevés ce qui par conséquent deviendra plus profitable.

L’objectif présentement est de prouver les bienfaits de la technologie ainsi que de la promouvoir à la population et aux organisations. « On veut travailler avec la MAPAQ, avec l’ITA et l’Université Laval. On veut leur montrer ce que ça fait et s’ils ont des études à réaliser de venir les faire ici ».

Le domaine de la serriculture est en pleine croissance au Québec et l’ouverture de ce Centre est un premier pas pour développer les connaissances dans le domaine. Ces technologies permettent de répondre aux problèmes de pénurie de main-d’œuvre, les défis de l’autonomie alimentaire, ainsi que la nécessité de mettre en place des pratiques agricoles durables.

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Jean yves lvoie
Jean yves lvoie
5 mois

BRAVO…….encore bravo une magnifique reussite….avec un immance impact dans le futur des producteurs mais surtout des consommateurs Bravo