L’Isle-aux-Grues laissée sans premiers soins cette semaine

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Par Diane Gendron
L’Isle-aux-Grues laissée sans premiers soins cette semaine
Photo: Tourisme Chaudière-Appalaches

À moins d’un changement de dernière minute, les touristes et les résidents de L’Isle-aux-Grues seraient bien avisés de ne pas se blesser ou de tomber malade par les temps qui courent. En effet, ils ne peuvent compter sur les premiers soins prodigués par l’infirmier puisqu’il est le seul en poste à l’île et qu’il prend des vacances du 11 au 18 août, a-t-on appris dans le Journal de Québec lundi. En fait, il n’est pas remplacé pendant ses vacances parce que le CSSS n’arrive pas à trouver quelqu’un d’autre.

Cette découverture inquiète sérieusement le maire de Saint-Antoine-de-l’Isle-aux-Grues, Pierre Gariépy. Aucune relève n’a été prévue, ce qui n’est pas le cas habituellement. Le maire se serait bien passer de ce problème en pleine saison touristique. D’ailleurs, on attend encore du monde en fin de semaine dans le cadre de la 10e édition du festival Hommage à la sauvagine.

La FIQ, Syndicat des professionnelles en soins de Chaudière-Appalaches, dénonce la fermeture du CLSC de l’Isle-aus-Grues alors que près de 400 personnes se trouvent quotidiennement sur l’île en cette période estivale. Le syndicat réclame qu’une infirmière soit présente en tout temps sur l’île.

«Ce n’est pas vrai qu’il n’y a pas personne disponible pour le remplacer», estime M. Ouellet. «C’est de la mauvaise gestion du personnel et des horaires. On aurait pu offrir les gardes à des volontaires ou à des infirmières en CLSC. On ne peut pas tout mettre sur le dos de la pénurie de main-d’œuvre. L’employeur essaie de faire des économies sur le dos des patients» affirme le président.

Le CISSS

Le CISSS de Chaudière-Appalaches explique qu’on a envisagé différents scénarios, soit une approche auprès des agences privées ou le recours à une infirmière provenant de CHSLD. «Nous n’avons pu avoir personne auprès des agences. L’autre alternative, celle d’envoyer une infirmière à l’île aurait pour effet de combler les besoins d’un côté tout en créant un problème au CHSLD» explique Nathalie Paré, du Service des communications du CISSS. Comme le dit l’adage populaire: ce serait déshabiller Jean pour habiller Jacques.

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