Mobilisation, travail d’équipe et plan marketing

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Par Eric Maltais
Mobilisation, travail d’équipe et plan marketing
De gauche à droite: Éric Maltais (animateur), Bruno Fournier, Annie Gagnon, Jean Chouinard et Frédéric Corriveau (panélistes).

« Il faut penser région, car peu importe où réside la personne, cette réflexion est bonne pour la Côte-du-Sud lorsque quelqu’un décide de s’établir ici. L’heure est arrivée de faire différemment. Il faut maintenant rêver pour notre avenir, pour la région qu’on voudrait avoir afin d’entendre un « wow » lorsqu’on parle de nous, une région qui redevienne attractive».

Voilà un message porteur et rassembleur, celui de Jean Chouinard, associé chez Mallette, qui ressort à la suite du premier forum de discussions « Personne n’en parle », tenu la semaine dernière à la bibliothèque de Montmagny. Pour cette occasion, plus d’une trentaine de dirigeants, gestionnaires et leaders du milieu ont participé afin d’argumenter au sujet d’actions à identifier dans le but de cerner les enjeux majeurs et voir comment assurer leur réalisation. Pour alimenter la discussion, les panélistes Annie Gagnon, de Double pas, Bruno Fournier de Desjardins Entreprises, Jean Chouinard de Mallette et Frédéric Corriveau de la Chambre de commerce ont exposé leurs points de vue, qui ont ensuite été débattus.

Après deux heures de discussions, il devenait clair que la question du leadership demeurerait sans réponse, voire problématique. Le constat : tous déploient des efforts, mais ces actions ne sont aucunement concertées. Les problèmes qui se vivent dans la MRC de Montmagny sont les mêmes qui se vivent dans la MRC de L’Islet. Voilà pourquoi il faut que les dirigeants se parlent et s’unissent pour tirer dans la même direction.

Au sujet des projets majeurs à développer, les communications entre les partenaires n’existent pas plus. « Il faudrait une belle concertation des gens, il faut qu’ils s’unissent. Il faut se concerter et accepter que chacun des territoires ne peut tout avoir. C’est impossible et c’est trop dispendieux. Mais si on s’entend, chaque municipalité aura son rôle à jouer », note Mme Jocelyne Caron, préfète de la MRC de Montmagny.

Pour Alain Grenier, président de la Commission scolaire, il devient évident que les gens doivent se parler : « Je suis originaire de Thetford Mines, un milieu qui a dû se mobiliser à la suite de l’effondrement de l’industrie minière. Devant une telle situation, il faut arrêter de se tirer des roches et tabler sur nos forces. Il faut collaborer à tous les niveaux sur chacun des territoires. Magny-Gym, un projet de salle de spectacle, un projet sportif ou un centre des migrations? Qu’est-ce qu’on veut le plus? » questionne celui dont l’organisation devra faire des choix. Il confesse que le principal impact de la perte de 16% des élèves de son territoire fréquentant des institutions d’enseignement hors territoire affecte moins le financement par élève perdu que la richesse humaine, soit la diversité des élèves. Il devient difficile de ramener un jeune qui s’est créé un environnement ailleurs que sur la Côte-du-Sud. Aussi, les élèves qui partent sont souvent des élèves ayant répondu à des critères de sélection élevés.

Il faut alors savoir que les écoles de la région n’obtiennent pas la cote en regard du classement des institutions au Québec. Sur une échelle de 1 à 10, quatre obtiennent 10, deux 9 et deux 8, dont l’école secondaire. Frédéric Corriveau, président de la Chambre de commerce, a une idée des choix que la région doit faire. Pour lui, l’école représente le cœur et les poumons de l’avenir. Pour devenir une région attractive, il faut dès maintenant ajouter des programmes sport/études, art/études. Les entrepreneurs d’ici souhaitent que leurs enfants restent étudier dans leur cour, mais pour y arriver, il faut innover. M. Grenier conçoit que l’école publique représente le moteur de notre développement, tout comme la formation continue, la formation professionnelle et la formation en entreprise.

« À cette école, il faut qu’on développe des choses pour les jeunes, pour les attirer ici. Il faut connaître les champs d’intérêt de tous », ajoute M. Chouinard.

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