Montmagny: l’accélération de l’érosion inquiète les résidents de la rue des Écores

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Par Diane Gendron
Montmagny: l’accélération de l’érosion inquiète les résidents de la rue des Écores
Les propriétaires s’inquiètent de la situation.

Demeurer en bordure du fleuve offre certes une belle vue, mais au cours des dernières années l’accélération du problème d’érosion a changé la donne. Les riverains ont plutôt l’impression de vivre un cauchemar. C’est le cas des résidents de la rue des Écores, situé près du quai, à Montmagny.

Pas de doute, le problème s’accentue, affirme Alain Massé, qui nous montre son cabanon endommagé par l’assaut des glaces au printemps dernier. Ce citoyen a acheté sa maison il y a sept ans et a investi environ 225 000$ dans les rénovations. Il constate que l’érosion gruge de plus en plus de terrain. Regardant par la fenêtre, il dit: «Il y déjà eu un arbre à cet endroit, il a disparu».

Clément Gaudreau nous montre la brèche dans son mur.

Même son de cloche chez les voisins qui observent avec inquiétude la dégradation des berges. Éboulis, arbres arrachés, trous dans le mur de pierres, etc., l’eau gagne du terrain indéniablement. Il y a trois ans, deux de ses voisins ont déboursé au total 45 000$ pour refaire leur mur. Ils ont constaté qu’un trou est apparu au bas de la structure faisant en sorte qu’elle se fragilise déjà. Si rien n’est fait, elle est condamnée à s’effondrer.

La solution: l’enrochement

Selon les ingénieurs, la solution réside dans l’enrochement, affirme M. Massé qui insiste sur l’urgence d’agir. Pour lui, une chose est claire, il n’entend pas mettre un sou dans un mur qui ne lui appartient pas. D’ailleurs, il n’est pas le seul à revendiquer l’enrochement comme mesure pour mettre un terme au problème. Les résidents de cette rue sont du même avis.

Avant tout, il faudra s’assurer de cogner à la bonne porte car, selon les informations, ce mur appartenant autrefois au gouvernement fédéral serait devenu la propriété du ministère des Transports du Québec en 1995. «Ce serait donc au ministère des Transports de faire les travaux» note Alain Massé.

Le cabanon d’Alain Massé a été éventré.

Difficile de vendre sa maison

Il va sans dire que dans les conditions actuelles, les propriétaires risquent d’avoir de la difficulté à vendre leur demeure. «Moi, j’ai mis une pancarte à vendre après la rénovation de ma maison, mais je l’ai aussitôt retirée après la dernière tempête. Il y a des gens qui ont près de 90 ans dans notre rue, c’est stressant pour eux de vivre cela» de conclure Alain Massé en insistant sur le fait que la solution passe par l’enrochement.

Visite du maire

Le maire Rémy Langevin était présent lors de notre visite sur les lieux, le 14 juillet dernier. Il répondait alors à un appel lancé par Clément Gaudreau, un résident de la rue qui voulait lui montrer les dégâts causés par l’érosion. De l’avis du maire, le problème ne peut se régler rapidement comme certains le veulent, car il y a beaucoup d’étapes à franchir avant, dit-il.

Pour sa part, M. Gaudreau et sa femme, se rappelleront longtemps de la tempête qui a fait rage le 10 avril dernier. «Les vagues frappaient la maison, ma femme a eu très peur» a-t-il conclu.

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