Savez-vous planter des choux…

Photo de Eric Maltais
Par Eric Maltais
Savez-vous planter des choux…
Le jardin de Mme Sylvie Blais de Saint-Philémon.

Qui n’a jamais fredonné dans sa vie cette fameuse comptine enfantine française Savezvous planter les choux, une chanson plus que populaire? Elle prend son origine au Moyen Âge, à l’époque où le chou commençait à constituer l’un des piliers de l’alimentation paysanne.

En cette période de COVID-19, bon nombre de citadins ont cet été décidé de s’improviser jardinier d’une saison, les pépinières battant même des records de ventes le printemps dernier, d’où notre idée de faire un concours afin de saluer cette initiative pour le moins très formatrice pour nos enfants.

Ainsi, le « Concours je jardine », dont l’enjeu est de gagner l’un des cinq certificats cadeaux d’une valeur de 100$, prend forme et plus d’une centaine de photos nous sont parvenues à ce jour. Vous pourriez remporter votre prix auprès de nos commerçants participants Canadian Tire (2), Fleuriste Beau Site, Les Serres du Canton et Les Serres Fleuri-Cap.

Il suffit de nous faire parvenir une photo ou une courte vidéo de votre jardin ou potager à l’adresse suivante : production@oieblanc.com

Les tirages auront lieu les 31 juillet, 7 et 14 août 2020.

Vos photos pourraient être publiées dans notre journal ou encore diffusées sur notre site internet au journaloieblanche.com En attendant, allez-y de ces quelques expressions bien cultivées chez-nous et ce qu’elles signifient :

Bête comme chou

Faut-il penser que ce pauvre chou (une autre expression) est idiot ? Pas exactement.

Cette expression, utilisée au XIXème siècle, désignait quelqu’un d’idiot mais pas comme le légume. En argot le chou qualifiait notre tête… et nos fesses. Être bête comme chou, c’était l’être comme son arrière-train. Par extension, on l’utilise aujourd’hui pour décrire tout ce qui est d’une simplicité enfantine. Tellement simple que même nos fesses pourraient le faire.

Raconter des salades

Ou raconter des mensonges. Dans cette expression populaire du XIXème siècle, il ne s’agit pas du légume mais du plat : un ensemble d’ingrédients que l’on mélange pour mieux les faire passer. Raconter des salades, c’est de la même façon mélanger un peu de vrai, un peu de faux, un soupçon d’humour et une pointe d’ironie pour mieux faire passer des histoires.

Les carottes sont cuites

Tout est perdu, il n’y a plus d’espoir. Depuis le XVIIème siècle, la carotte est considérée comme un aliment de pauvre. Tellement peu appréciée qu’on l’associait à la mort. On disait alors de quelqu’un de mourant, qui n’avait plus d’espoir, que ses carottes étaient cuites. Lorsqu’il ne reste que des carottes cuites à manger… ce n’est pas bon signe donc !

Manger les pissenlits par la racine

Pour finir dans cette thématique, pas très joyeuse, voici une expression qui signifie être mort et enterré. Quel est le lien entre la mort et les pissenlits ?

Les pissenlits poussent très bien sur les terres fraîchement retournées. Depuis le XIXème siècle, on s’imagine alors que les pissenlits pousseraient à merveille sur les tombes fraîchement creusées. Mais voilà, enterrés dans une tombe, le seul moyen que nous aurions d’accéder au délicieux légume serait de commencer par sa racine (si nous le pouvions encore bien sûr). D’où manger les pissenlits par la racine.

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