Simon Olivier à demi satisfait…. de lui!

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Par Eric Maltais
Simon Olivier à demi satisfait…. de lui!

À la barre de l’Everest junior AAA pour cette première saison historique, l’homme de hockey Simon Olivier se dit partagé au sujet de cette expérience. Telle est la conclusion à retenir du bilan de fin de saison qu’il a dressé lors d’une conférence de presse tenue mardi matin au Coin du monde, accompagné de son président Pierre Bouffard.

Si sa nomination à titre d’entraineur de l’année du circuit certifie qu’il a accompli de l’excellente besogne en permettant à ce club d’expansion de finir l’année au 7e rang sur 13 équipes après avoir flirté presque toute la saison avec le 5e échelon, son double emploi de directeur général lui a laissé un goût plutôt amer en considérant la difficulté à recruter des joueurs pour venir à Montmagny lors du camp d’entrainement. « Satisfait? Il faut prendre un certain recul car on n’est jamais pleinement satisfait, on peut toujours en faire plus » dit-il, avouant que le début de saison a été très difficile, manquant de joueurs pour compléter son club.

Il faut se remettre dans le contexte que dès août dernier, les Louis-Philippe Denis, Carl-Olivier Dignard et Alec Malo, des joueurs dominants tout au cours de la dernière saison dans le circuit Jacques Laporte, ont refusé de se présenter à l’Everest, qui avait pourtant acquis leurs droits lors du repêchage d’expansion.

Olivier s’est vu dans l’obligation d’échanger des joueurs et de composer avec des choix de repêchage.

« Avoir eu ces joueurs aurait fait de nous une équipe beaucoup plus compétitive dès cet hiver. Mais les milléniaux d’aujourd’hui ne voient pas les choses comme nous dans le temps. Ils ont le choix d’aller évoluer au niveau collégial, du côté des universités américaines ou encore jouer junior AA avec des amis. Autrefois, quand nous étions repêchés, nous nous faisions un devoir de nous présenter au camp d’entraînement de l’équipe qui avait acquis nos droits », lance-t-il d’un même souffle.

C’est pourquoi, en consultant son équipe d’adjoints et la direction, il a défini le profil de joueurs que l’organisation devrait repêcher. « Nous voulons avoir des joueurs locaux le plus possible mais on ne peut en avoir 100% car il faut s’assurer d’être compétitif. Il faut bâtir l’organisation en fonction d’un programme de développement identique à ce qui se pratique dans le junior majeur afin de donner l’opportunité à nos joueurs d’aller plus haut. À cela, il faut mettre de la rigueur et de la discipline, donner un encadrement quotidien et enseigner avec de l’équipement adéquat comme un système vidéo sur écran géant si on veut se bâtir une réputation qui fera que les jeunes vont vouloir venir jouer pour la Côte-du-Sud », poursuit-il.

Cette culture de travail, d’engagement, de respect et de sérieux dictera comment va s’effectuer le prochain repêchage. « On veut améliorer l’équipe avec des personnes de qualité. À notre première année, on n’a pas toujours les éléments que l’on veut pour être compétitif », ajoute-t-il. Il a pris soin de préciser que l’an un a aussi permis de bâtir des relations de confiance avec au moins cinq équipes de la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Ainsi, le prochain repêchage de ces équipes du Circuit Courteau pourrait dicter comment l’Everest va à son tour sélectionner ces espoirs le 15 juin prochain. En obtenant les droits sur ces mêmes athlètes, l’Everest pourra devenir une destination de choix pour assurer leur développement s’ils ne sont pas prêts à évoluer dès l’automne dans le junior majeur.

« C’est certain que dans le junior AAA, on est un peu victime de ce qui se passe en haut. On est satisfait de notre saison. On est déçu de notre fin de saison. Mais on a perdu notre meilleur compteur en janvier en la personne de Yan-Cédric Gaudreault et notre meilleur buteur avec Xavier Labrecque. Ils ont fini la saison en jouant régulièrement dans le junior majeur, tout comme Samuel Dickner. Mais un gars comme Gaudreault, qui a adoré son expérience ici, peut revenir comme joueur de 19 ou 20 ans. On se parle toujours. C’est pour cela qu’il faudra quelques années pour établir notre qualité d’organisation.»

Retour des assistants
Bruno Guay, qui fait aussi équipe avec Olivier avec les Corsaires de Pointe-Lévis, devrait revenir comme adjoint, tout comme Maxim Ouellet, pour les gardiens. « Bruno a une bonne analyse et sait apporter les bons ajustements. On vient de la même école. Maxim est un top 2-3 dans la région de Québec pour les gardiens. J’espère avoir un adjoint en plus et un responsable du conditionnement physique. On va améliorer l’équipe avec des gars de qualité », a-t-il ajouté.

Quant à savoir s’il pourrait être intéressé par une carrière dans le hockey junior majeur, le coach demeure évasif, affirmant que cette réflexion ne fait pas partie de ses pensées pour le moment.

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