Un projet mobilisateur pour sauver l’agriculture et les régions

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Par Diane Gendron
Un projet mobilisateur pour sauver l’agriculture et les régions
Les porte-parole du projet, Daniel Dubé et Lise Pelletier de la SACLI.

Les régions se dépeuplent. «On vit une crise et c’est pas fini si on ne bouge pas» s’inquiète Daniel Dubé, producteur agricole et président de la Société d’agriculture du comté de L’Islet (SACLI). Il fait référence à la dévitalisation des sols et au déclin de l’agriculture dans les régions rurales.

Or une lueur d’espoir apparaît dans le portrait grâce à France Bélanger, agronome au bureau du MAPAQ. L’objectif dans tout ça: la revitalisation des régions par la réalisation de projets bâtisseurs, en collaboration avec différents partenaires et à l’échelle de Chaudière-Appalaches.

Le projet MIEL

Une idée a émergé autour de la protection des abeilles, si indispensable pour l’humanité en raison de leur rôle de pollinisation. Le projet MIEL est né. Le but du projet est d’inciter des aspirants producteurs locaux à devenir producteurs agricoles avec ou sans complémentarité avec une autre production agricole. C’est aussi d’inciter les producteurs apicoles actuels du sud de Chaudière-Appalaches à produire du miel floral différencié, dans une mise en marché regroupée sur plusieurs MRC. «Ce marché ouvrira une porte à un miel de qualité supérieure, biologique et unique, prisé aussi bien localement que mondialement» d’ajouter Lise Pelletier, productrice maraîchère de Cap-Saint-Ignace et membre de la SACLI. «Ce marché de niche a un grand potentiel de développement car il est unique au Québec et n’interfère pas avec le marché des plus grands producteurs de miel» précise-t-elle.

De fait, le projet MIEL est le premier d’une série. L’herboristerie et le développement des friches font partie du tableau. Le but est de faire du miel de qualité à partir de terres en friche en augmentant leur flore florifère vivace. Et Dieu sait que les friches ne manquent pas dans la région. Juste dans Montmagny-L’Islet, il y aurait 10 000 hectares en friche, mentionne le président de la SACLI.

Rencontres d’information

Trois journées conférences auront lieu dans différents endroits de Chaudière-Appalaches pour informer les personnes intéressées par ce projet. La première se déroulera le 13 février Chez Manu Atelier Culinaire à Saint-Jean-Port-Joli. Nicolas Tremblay, conseiller provincial en apiculture et Yves Castera, apiculteur bio et formateur provincial en apiculture, seront les conférenciers invités. Ces journées d’information sont financées à 50 % par le MAPAQ et 25 % par le réseau Agriconseils.

Les deux autres auront lieu le 27 février à Saint-Julien et le 12 mars au Manoir du Lac-Etchemin.

Mobilisation

La SACLI veut aussi jeter les bases d’une mobilisation en passant par la création d’un Carrefour à conseils et développement qui pourrait permettre d’engager une ressource humaine afin d’aider à mener à terme les projets. Un mouvement est engagé pour mettre les ressources du milieu à contribution. Il en va de l’avenir des régions.

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