Les acteurs politiques de la Côte-du-Sud critiquent le discours du Trône

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Par Julien Garon-Carrier
Les acteurs politiques de la Côte-du-Sud critiquent le discours du Trône

Bernard Généreux, député fédéral de Montmagny – L’Islet – Kamouraska – Rivière-du-Loup, réagit avec véhémence et craint un endettement indu des générations futures, alors que Marie-Ève Proulx, députée de la Côte-du-Sud et ministre déléguée au développement économique régionale, déplore un empiètement dans les champs de compétence du Québec.

D’emblée, M. Généreux aborde la question économique. « On vient ajouter des dépenses additionnelles pour créer un service national de garderies et d’assurance médicaments alors qu’on a déjà un déficit entre 300 ou 400 milliards », lâche-t-il en entrevue téléphonique. Par le fait même, il craint que les emprunts générés pour subventionner ces programmes ne viennent hypothéquer la capacité d’action des générations futures. « Ce sont nos enfants et nos petits enfants qui vont payer pour tout ça », affirme-t-il, ajoutant que les taux d’intérêt allaient remonter un jour et que le pays devrait faire face à la musique.

Questionné à savoir ce que ferait un gouvernement conservateur dans une telle situation, il déclare qu’il « aiderait les entreprises à créer des emplois pour relancer l’économie, et qu’il tenterait de retrouver l’équilibre budgétaire ». Bernard Généreux se fait d’ailleurs très critique de l’orientation du discours du Trône. « Les libéraux viennent de prendre un virage à gauche. On n’est pas dans un État socialiste ici. On croit à la libre entreprise. »

La ministre Proulx plaide pour le respect du Québec

Mme Proulx déplore l’attitude du gouvernement fédéral. Elle qualifie d’ailleurs le discours du Trône de « décevant » pour le Québec. Par l’entremise d’un courriel, elle laisse savoir que « les champs de compétences sont clairs et bien définis », et qu’à cet effet, « la santé est une responsabilité provinciale ». Mme la ministre laisse entendre que des transferts fédéraux plus généreux en santé seraient de mise, afin que son gouvernement ait « les moyens d’offrir des services de qualité aux Québécois ». Elle affirme que François Legault, en tant que président du Conseil de la fédération, s’assurera du respect des compétences des provinces avec les autres premiers ministres .

 

 

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