17 juin 2024

Philippe Couillard donne un coup de pouce à Simon Laboissonnière

De passage sur la Côte-du-Sud mercredi dernier pour appuyer son jeune candidat, Simon Laboissonnière, le premier ministre Philippe Couillard a réitéré son soutien à la gestion de l’offre dans le secteur agricole: «Sabrer dans la gestion de l’offre, ça ne passera pas dans la population. Ce n’est pas vrai que je vais accepter que l’on nuise aux producteurs du Québec» a-t-il lancé alors qu’il s’arrêtait en après-midi à Montmagny pour rencontrer la presse régionale.

Passant du coq à l’âne au gré des questions, M. Couillard a soutenu que son gouvernement avait bien servi la Côte-du-Sud, même en santé alors que la grogne se fait entendre à La Pocatière au sujet de l’hôpital: «Au Bas-Saint-Laurent, 20 000 personnes de plus ont trouvé un médecin de famille. On y trouve aussi les listes d’attente les plus basses au Québec pour les urgences et une place en CHSLD. Et Rivière-du-Loup a obtenu l’hémodialyse. Ce n’est pas arrivé tout seul: c’est parce qu’on s’en est occupé» a-t-il affirmé

Interrogé sur le troisième lien entre Québec et Lévis, Philippe Couillard répond que les libéraux veulent le réaliser et que plusieurs arguments s’accumulent pour l’est. D’ailleurs, quatre des cinq projets se situent à l’est de pont de Québec.

Difficile de rencontrer le premier ministre sans parler de la pénurie de main-d’oeuvre. Selon M. Couillard, la solution se décline en quatre volets: la formation des jeunes, la participation de tous au marché du travail (comme ceux qui veulent travailler plus longtemps), l’automatisation qui permet de faire plus avec moins et l’immigration: «Sans les immigrants, on ne passera pas au travers. Depuis 2006, 50% des emplois créés au Québec sont occupés par des immigrants» précise-t-il.

M. Couillard soutient également que son parti est celui qui accorde le plus d’importance au français dans la sélection des immigrants: «Le francais, ça s’apprend» conclut-il.

De son côté, Simon Laboissonnière estime que sa campagne de terrain se déroule bien: «Depuis la mi-juillet, j’ai parcouru 6 500 à 7 000 kilomètres avec ma voiture dans le comté. La réception des gens est bonne».