Sonia Morin, une femme d’affaires humaniste

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Par Julien Garon-Carrier
Sonia Morin, une femme d’affaires humaniste
Mme Morin en compagnie d'une résidente. (Photo : Facebook Les Quartiers A)

Sonia Morin, présidente de l’entreprise Les quartiers A, est officiellement devenue finaliste du 20 ème concours Prix femmes d’affaires du Québec, dans la catégorie « nouvelle entrepreneure ».

« Je suis à la fois heureuse et fière par cette nomination », affirme la propriétaire de la résidence pour personnes âgées située à l’Islet. À juste titre, puisque cette reconnaissance arrive rapidement pour l’entrepreneure qui s’est lancée en affaire en 2018, année de l’acquisition du foyer la Maison Marie Fitzbach. Riche d’une expérience de 18 ans dans le réseau public, dont 15 ans en tant que gestionnaire et trois ans comme infirmière, Mme Morin a vu le chiffre d’affaires de son entreprise augmenter de 25% et son personnel passer de 8 à douze employés, en l’espace de deux ans uniquement. Elle attribue le succès de Les quartiers A en bonne partie à sa vision spécifique en matière de soins.

Une approche humaniste

L’entrepreneure de L’Islet avoue s’inspirer de l’approche européenne des institutions pour personnes âgées, qu’elle qualifie d’humaniste. « En 2016, lors d’un voyage aux Pays-Bas, j’ai visité un quartier complet dédié aux soins des personnes âgées, où la pratique est axée sur le bien-être et la liberté », déclare Mme Morin, tout en laissant savoir que cette façon de faire l’avait ravie. Concrètement, chacun des 38 résidents du foyer Les quartiers A est accompagné dans ses activités. « Ici, on apprend à connaître tous nos usagers personnellement, ce qui permet une approche adaptée aux besoins des individus ».

Ainsi, malgré le fait qu’une majorité de la clientèle de la résidence présente un déclin cognitif, elle conserve une bonne part de sa liberté, notamment en pouvant sortir prendre des marches sans être accompagnée. « Pour nous, plus de liberté égale moins de médicamentation », atteste-t-elle. En apprenant à comprendre les personnes et leurs problématiques, il s’avère possible d’humaniser les soins. « Quand une personne crie ou qu’elle est violente, le premier réflexe dans le réseau ç’a longtemps été de l’attacher et de lui donner des pilules », confesse Mme Morin, tout en précisant que les choses évoluent aussi dans le réseau public. Autrement dit, en octroyant plus de liberté aux personnes âgées et en les exposant à l’air marin de la Côte-du-Sud, les comportements perturbateurs diminuent.

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