Une entente « historique » entre Saint-Jean-Port-Joli et Saint-Aubert
« Saint-Jean-Port-Joli a donc maintenant la délégation de gérer le service incendie qui va œuvrer dans les deux municipalités. À partir de ce moment-là, l’ensemble des pompiers de Saint-Aubert deviendront des employés à temps partiel de Saint-Jean-Port-Joli », souligne le maire de Saint-Jean-Port-Joli, Normand Caron.
Par la suite, Saint-Jean-Port-Joli enverra une facture à Saint-Aubert pour la gestion des services, tout comme elle le fait déjà pour l’alimentation en eau potable.
Dans cette entente de délégation de pouvoir, qualifiée d’historique par le maire, les deux municipalités resteront notamment propriétaires de leurs infrastructures, soit les casernes et les camions.
Pour ce faire, la transition se fera en deux temps. Elle débutera à compter du 1er août 2026 et l’entente entrera pleinement en vigueur avec les nouveaux budgets dès le 1er janvier 2027.
« Dans l’entente qui devrait être signée dans les prochains jours, il est prévu qu’à partir du 1er août, une transition se fasse. Il faut ajouter aussi que, même avant cette entente, lorsqu’il y avait un appel incendie à Saint-Jean-Port-Joli, Saint-Aubert intervenait automatiquement », soutient le directeur général de Saint-Jean-Port-Joli, Stéphen Lord.
Cette entente prévoit notamment la création d’un comité consultatif composé de représentants des deux municipalités afin de formuler des recommandations en matière de gestion ou encore concernant le matériel à acquérir, par exemple.
Les motifs de cette entente
Comme principal motif ayant mené à cette entente, la municipalité de Saint-Aubert faisait face au départ de son chef pompier.
« Un chef par intérim a été nommé à Saint-Aubert et il souhaitait s’occuper des opérations plutôt que de tout ce qui concerne la gestion administrative, comme les budgets et les rapports. Devant cette situation, nous nous sommes parlé et nous avons évalué la possibilité de regrouper les deux services incendie », explique-t-il.
En concluant cette entente entre les deux services incendie, M. Caron espère qu’elle pourra amorcer d’autres « mouvements » à l’intérieur du territoire de la MRC de L’Islet.
« On n’aura pas le choix. Quand viendra le temps de la gestion ou de l’achat de matériel, on devra se regrouper pour être beaucoup plus efficaces. On souhaite donc que cette entente fasse des petits et qu’on puisse donner l’exemple à d’autres municipalités en misant sur l’efficacité », conclut le maire.








