Après un printemps difficile Air Montmagny revient quasiment à la normale

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Par Diane Gendron
Après un printemps difficile Air Montmagny revient quasiment à la normale
Jean Gosselin pose devant l'un de ses deux avions bulles.

Air Montmagny a traversé une période de turbulence pendant le confinement du coronavirus. Alors que l’entreprise commerciale réalisait normalement entre 10 et 15 vols sur une base quotidienne, voilà qu’au printemps dernier elle n’en faisait plus qu’un ou deux par jour. Mais les choses vont mieux aujourd’hui.

Il faut savoir que bon an mal an, Air Montmagny transporte environ 18 000 personnes par année, note le propriétaire et pilote, Jean Gosselin, en entrevue le 30 juillet dernier. En mai généralement, l’entreprise transporte 900 personnes. Cette année le nombre s’est arrêté à 200. «L’impact est important» affirme M. Gosselin.

Avant la pandémie, tout allait bien. Puis, au printemps les choses ont changé. Le seul transporteur qui va à l’île-aux-Grues s’est vu contraint par la santé publique de se limiter aux transports essentiels.

L’entreprise a obtenu la subvention salariale du gouvernement fédéral pour garder son personnel constitué de cinq pilotes à temps plein, et trois personnes au secrétariat. Toutefois afin d’éviter que les employés soient ensemble en même temps dans la même bâtisse que les passagers, le patron a mis au point une stratégie: faire entrer un pilote à la fois pendant deux jours consécutifs en plus d’une personne au bureau.

Les mesures de distanciation ont aussi eu pour effet de réduire le nombre de personnes à bord des avions, passant ainsi à un passager par rangée de sièges et personne ne devait être assis à côté du pilote. De plus, la santé publique a exigé le port du masque à bord plus tôt que dans la communauté, précise M. Gosselin.

Pertes de contrats

Spécialisée dans le travail aérien, Air Montmagny tire 75% de ses revenus de contrats gouvernementaux pour la réalisation de relevés qui se font surtout au printemps. Il y a notamment l’inventaire des bélugas qui se déroule jusque dans le golf du Saint-Laurent ainsi que le relevé des oies blanches. Dans les deux cas, ces opérations ont été annulées.

Par contre, l’entreprise a récupéré l’inventaire de la tordeuse de bourgeons d’épinettes permettant au ministère concerné de déterminer les superficies de peuplements forestiers à arroser. Pour réaliser ces contrats, Air Montmagny a fait l’acquisition, il y a quelques années, de deux avions Partenavia Observer qu’on appelle avion bulle dans le jargon quotidien.

Ça va mieux !

Très vitré, l’avion bulle sert en bonne partie aux inventaires forestiers, aquatiques et terrestres.

Maintenant, les choses vont mieux. On assiste presqu’à un retour à la normale, notamment en ce qui concerne les vols vers l’Île-aux-Grues et Grosse-Île. «Je n’étais pas vraiment inquiet. L’entreprise est saine et en bonne situation» confie celui qui a acheté la compagnie de son père en 2002. Aujourd’hui, Air Montmagny a une flotte de cinq avions.

Au fil du temps, Jean Gosselin a formé plusieurs pilotes. «On a des pilotes expérimentés car avec ces pistes qui ont 1200 à 1500 pieds, on peut dire qu’on a des conditions de vol de brousse mais dans un milieu urbain» se plait à dire notre interlocuteur. «Tout ceux qui sont passés ici ont aimé leur expérience», de conclure le propriétaire.

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