Blocus ferroviaire: l’inquiétude monte chez les agriculteurs

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Par Diane Gendron
Blocus ferroviaire: l’inquiétude monte chez les agriculteurs
James Allen, président de l'UPA de Chaudière-Appalaches.

«À court terme, la situation est sous contrôle pour les producteurs agricoles. Toutefois si le blocus ferroviaire perdure, ça va devenir critique pour l’alimentation des animaux» a indiqué James Allen, président de l’UPA de Chaudière-Appalaches, dans un entretien téléphonique accordé aujourd’hui.

Il faut savoir que des moulées, essentielles pour certaines productions, contiennent des ingrédients venant de l’ouest du pays. Le blocus a donc aussi pour conséquence de faire monter les prix de 25 à 30%, explique M. Allen. Le gouvernement va être obligé de dédommager les producteurs, selon notre interlocuteur.

Par ailleurs, les aviculteurs et les producteurs de porcs s’approvisionnent en propane pour fournir la chaleur nécessaire dans les maternités porcines et les poulaillers. Ces bâtiments doivent être maintenus à une température confortable.

En Chaudière-Appalaches, on compte 637 producteurs de porcs et 149 producteurs de poulets.

Mentionnons que le président de l’UPA, Marcel Groleau, a répété hier que «le trafic ferroviaire est essentiel au bon fonctionnement du secteur agroalimentaire, de la terre à la table». Dans l’état actuel des choses, il dit craindre que la situation va s’aggraver.

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