D’autres inquiétudes de citoyens

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Par Marie-Eve Picard
D’autres inquiétudes de citoyens
L'assistance du conseil de ville le 20 janvier 2020.

Lors de la période de questions de la séance du conseil du 20 janvier, plusieurs citoyens ont tenu à exprimer leurs inquiétudes devant l’assemblée.

Réal Martineau.

Le Magnymontois Réal Martineau a ensuite pris la parole au point 26 de l’ordre du jour.

« Au sujet du projet de complexe culturel et sportif en santé durable et globale… ce qui m’inquiète c’est qu’on met à peu près tout au même niveau, comme si les besoins étaient les mêmes et nos structures aussi. Est-ce qu’on a fait l’inventaire des plateaux culturels à Montmagny et y a-t-il une déficience là-dessus? »

Le maire a répondu que faire cette analyse était l’objectif: « On est rendu à cette étape-là ». Le citoyen se dit rassuré: « S’il y a un domaine à Montmagny qui est développé en termes d’infrastructures… c’est bien le culturel. Il y a des déficiences du côté du sport depuis nombre d’années et nous avons des équipements qui ne servent pas! Il ne faudrait pas faire ça une autre fois! Est-ce que le point 26 sous-entend que la locomotive est en place? »

« Le comité de travail sur ce projet a besoin de partenaires pour faire les analyses et recherches en faisabilité du projet. C’est une étape exploratoire. Si une firme charge 25 000$ pour faire l’analyse, ça prend des gens qui s’engagent à mettre des sous! La Ville de Montmagny, la MRC de Montmagny et celle de L’Islet, la Commission scolaire et la Chambre de commerce sont des partenaires prêts à verser une somme pour ces études. C’est l’esprit de cette résolution. » Il ajoute: » Peut-être que vous allez revenir pour être contre ce projet-là! J’aimerais bien qu’on me le dise tout de suite pour qu’on n’ait pas besoin de travailler pour rien! Mais ce n’est pas nous qui initions ce projet-là, on est partenaire et c’est un projet régional. »

Gino Labrie.

Gino Labrie a enchaîné: « Vous avez mentionné dans votre communiqué, samedi dernier, que vous souhaitez rencontrer les groupes pour écouter leur position, c’est bien cela? »

« En fait, pour leur présenter le projet, discuter sur sa compréhension, regarder par rapport à la rentabilité et ces questions que les gens se posent sur toutes sortes de plate-formes… »M. Labrie reprend la balle au bond: « Donc vous ne voulez pas vraiment un dialogue? Pourquoi déposer tout de même le Règlement 1230 au MAMH si vous voulez réellement un dialogue? »

« On croit que c’est un projet porteur pour la ville, le développement touristique, d’affaires et commercial. On entend manifester des gens sur certains aspects du projet, ou sur sa totalité! C’est ça qu’on veut travailler ensemble, pour bien répondre aux questions et bien entendre les questions aussi. » Gino Labrie fait alors son constat: « Donc pas vraiment de dialogue. Vous voulez fournir les explications pour essayer de nous convaincre… »

Stéphane Vézina.

Stéphane Vézina y est aussi allé d’une question directe au maire Langevin: « Si le monde n’est pas pour ça, est-ce qu’on peut arriver à ce que vous reviriez ? » Le maire a aussitôt expliqué que ses conseillers et lui-même n’entendent pas de commentaires négatifs sur ce projet, ce qui a fait bondir l’assistance. » Mais là on va prendre le temps de vous expliquer le projet comme il faut. »

M. Vézina situe alors l’inquiétude de plusieurs: « Dans le fond, on ne veut pas payer plus cher de taxes pour une salle de 300 places qui va servir à quoi exactement? » Le maire reprend alors l’explication de la récente hausse de taxes déjà médiatisée. « Ce n’est pas démontré dans le budget qu’on a déposé en tout cas! Alors je ne sais pas où on prend toutes ces informations-là. »  Stéphane Vézina démontre alors ses craintes face aux augmentations à plus long terme.

« Écoutez M. Vézina, l’aréna est déficitaire, la piscine est déficitaire, le tapis synthétique aussi! Ce sont des services municipaux donnés à la population et la plupart ne sont pas rentables. On est une ville de services! Vous ne voulez pas de piscine ou d’aréna de peur que le compte de taxes augmente? Si les gens ont besoin de locaux pour des rencontres ou si nous on veut inviter des groupes de 300 personnes pour remplir nos hôtels, on a deux endroits pour le faire: le sous-sol de l’église Saint-Thomas et la polyvalente qu’on peut louer juste de fin de semaine. L’option de seulement le rénover s’approche de près de 3/4 M$. On s’est donc posé la question si on l’améliore pour permettre à la population d’en bénéficier et d’apporter de l’argent nouveau. »

Stéphane Vézina a terminé avec une réflexion: « Il me semble que tu n’empruntes pas avant de savoir si ça va marcher et si le monde veut le projet! Prenez donc la salle Edwin-Bélanger, une plus grosse salle qu’ici pour entendre le monde: qu’il y ait des gens « pour » et d’autres « contre ». Expliquez le cas et arrivez avec vos affaires!

Laurie Caron.

Laurie Caron voulait savoir ce qu’il adviendra du terrain de jeux. « Pour cet été, il serait relocalisé à l’école Beaubien durant les travaux pour éventuellement se tenir à nouveau dans cet endroit, avec certaines normes et un encadrement », a expliqué le maire Langevin. Mme Caron déduit donc que le Pavillon ne sera pas disponible pour tenir des réunions du lundi au vendredi dans le jour, pendant cette période-là. À cette affirmation, le maire a rétorqué: « C’est multifonctionnel, donc on va sûrement aménager des éléments en fonction de ça.

La citoyenne aborde à nouveau le dossier du complexe sportif: « J’aimerais savoir à partir de quel moment vous allez consulter les clubs sportifs? » Le maire a répondu que la Chambre de commerce avait déjà rencontré différentes associations et que ces informations sont déjà partagées et seront mises en commun pour permettre d’évaluer les coûts et les récurrences en matière de paiement.

Le maire lance alors un message aux gens dans la salle: « Si j’entends aujourd’hui une préoccupation très prononcée sur un petit projet de 3M$, alors je m’attends à une bombe atomique pour un projet qui va représenter entre 30 et 40M$! »

Alors que quelques citoyens s’enflamment dans l’assistance, la citoyenne Denise Ménard s’approche du maire et peine à retenir ses émotions: « M. Langevin, j’ai travaillé pour vous faire élire et ce soir je le regrette infiniment parce que j’étais certaine que vous étiez un démocrate! Et depuis tantôt je suis tellement en colère! »

Jean-Louis Labonté.

Jean-Louis Labonté a été le dernier citoyen à prendre la parole pendant que plusieurs quittaient la salle avant même la levée de l’assemblée. Il tenait à souligner au maire sa méfiance quant à sa volonté de rencontrer des groupes d’intérêt. « M. le maire, vous voulez former des comités pour nous entendre ou nous écouter? »

Jean-Guy Boulet a ensuite vivement conseillé au maire de laisser son siège au pro-maire Marc Langlois car, selon lui, il était dépassé par le situation. M. Langlois a ensuite déclaré qu’il endossait toutes les paroles et actions du maire Langevin. En fin d’assemblée, les esprits se sont aussi échauffés entre Jean-Guy Boulet et le conseiller Jessy Croteau.

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