Hugo Latulippe: un aller simple en région

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Par Diane Gendron
Hugo Latulippe: un aller simple en région
Hugo Latulippe

Dans le cadre de la campagne électorale, nous vous présentons un portrait de chacun des quatre principaux candidats, par ordre alphabétique, à raison d’un par jour jusqu’au 16 octobre.

Le candidat du NPD, Hugo Latulippe, est un cinéaste, un papa, un amoureux qui aime profiter de la vie. Sans hésitation, il affirme qu’il est parti de la grande ville pour un aller simple en région. Son parcours est ponctué de plusieurs films documentaires dont celui sur le Tibet avec son grand ami François Prévost, natif de Montmagny. Ce film a d’ailleurs fait partie de la sélection officielle à Canne au moment de sa sortie.

«J’ai grandi à Lac-Beauport, là où vivaient plusieurs athlètes olympiques».

Tout en étant très actif, il choisit d’étudier en cinéma. «Ça fait 25 ans que je tourne des documentaires au Québec, au Canada et à travers le monde» note M. Latulippe. Il a roulé sa bosse aux Etats-Unis, en France et en Suisse. En 2000, il fonde une entreprise de production web, télé, cinéma, qu’il a vendue en 2017 pour s’installer à Cacouna dans le Bas Saint-Laurent. Il voulait attirer l’industrie ici et former des gens pour que ce soit possible de faire du cinéma en dehors des grands centres.

L’Alphée des étoiles

Le candidat du NPD parle volontiers de ses enfants: Colin et Alphée. En 2013, il a tourné un film sur sa fille Alphée qui souffre d’une maladie génétique rare associée à un déficit de cholestérol dans le sang. «Ma fille fait partie des gens qui ont besoin d’une société qui prend soin des personnes plus fragiles». Son fils Colin a débuté ses études collégiales cette année. «Il est sensible et a des valeurs très ancrées», observe son père. Avec Stéphanie, son amoureuse qui travaille comme illustratrice peintre, le couple a acheté une maison datant de 1836 au centre du village pour la restaurer.

Ce qui le rend heureux

«La beauté de notre pays. Dans ma maison sur l’Isle Verte, on entend les baleines. Une grande tablée d’amis sous les étoiles près du fleuve, c’est aussi ça le bonheur», a-t-il ajouté.

«Ce qui m’attriste, c’est qu’on ne voit pas la beauté de notre pays», poursuit le candidat qui rappelle son engagement pour opérer la transition écologique de l’économie. «Je veux être un catalyseur pour rallier les forces prêtes à faire l’économie du 21e siècle» enchaîne notre interlocuteur.

Sa principale qualité: «Je suis sensible donc perméable aux autres». Son plus grand défaut: l’orgueil. Pendant la campagne, il a rencontré une femme qui lui a dit: «Vous êtes rien !». Il a répondu : «C’est vrai, on est la voix des autres.

La course

Son passetemps favori: la course à pied. «Je cours beaucoup, je fais 15 km aux deux jours, près du fleuve ou dans le bois. Courir fait partie de mon équilibre de vie» précise M. Latulippe.

Ce qu’il déteste le plus

Ce qu’il déteste le plus : l’incapacité de se mettre en mouvement.«Ça fait 30 ans que les scientifiques nous alertent au sujet de la planète, mais on continue de poser des gestes qui ne vont pas dans le sens de l’avenir. Il faut apprendre à se mettre en mouvement» insiste le candidat du NPD.

Ce sont ses enfants qui l’ont motivé à se lancer en politique.

En terminant, Hugo Latulippe rappelle ses priorités: rallier les gens autour de la transition écologique. «L’économie du 21e siècle sera durable ou elle ne sera pas» dit-il. Dans le comté, c’est l’accès au cellulaire et à la connexion Internet haute-vitesse. Il faut aussi exclure l’agriculture des accords de libre-échange» a-t-il conclu.

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