La ministre Marie-Eve Proulx réaffirme sa foi envers les régions

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Par Diane Gendron
La ministre Marie-Eve Proulx réaffirme sa foi envers les régions
La ministre Marie-Eve Proulx en compagnie du directeur du Journal L’Oie blanche, Éric Maltais.

Au terme de la première année de son mandat, la ministre déléguée au développement régional et députée de Côte-du-Sud, Marie Eve Proulx, affiche une foi inébranlable dans l’avenir des régions. L’étincelle dans son regard et la fougue avec laquelle elle défend les régions témoigne de son attachement pour tout ce qui concerne le développement régional.

«J’ai les régions tatouées sur le cœur» a-t-elle confié lors d’une rencontre éditoriale accordée au Journal L’Oie blanche le vendredi 20 septembre dernier. Pour elle, l’occupation du territoire constitue un enjeu capital. À son avis, la solution se trouve dans le regroupement de services et non dans les fusions de municipalités. «Il faut mettre en commun nos efforts pour garder nos populations où elles sont et pour bien les desservir, dit-elle. Comment on assure l’équité interrégionale dans le contexte où tout est facilité dans une grande ville. On a intérêt à faire des regroupements de services, mais c’est aux gens à décider. À chaque matin, je me lève avec l’ambition de mieux répartir la richesse pour occuper les territoires où les citoyens veulent habiter. Pour cela, il faut travailler davantage ensemble et répartir tant l’éducation que la santé un peu partout sur le territoire.

Travailler ensemble et non en silo

Mme Proulx maintient que travailler ensemble est l’une des conditions de réussite. «Les régions qui se sont mises à travailler ensemble pour leur développement, ça fait des miracles» de soutenir la ministre. Elle constate que certains ont tendance à travailler en silo. «Il faut arrêter les dialogues de sourds, apprendre à se parler, à sortir de son silo. Notre point commun, c’est d’améliorer la région, d’attirer des gens de l’extérieur pour renouveler notre population, qu’est-ce qu’on fait pour le réaliser ? S’il n’y a pas cette étape, c’est le statu quo» dit-elle.

Pour opérer un changement, il faut que ça fasse mal. Ici, pourtant il y a eu la fermeture de Whirlpool qui a engendré certaines retombées pour la région. Des actions ont été portées, mais on pourrait aller plus loin, de l’avis de la ministre. «Ici, on a un potentiel phénoménal» soutient Mme Proulx.

Crédits d’impôt

En matière de fiscalité, le fait d’enjamber deux régions administratives soulève de l’injustice en ce qui a trait aux crédits d’impôts pour les entreprises. «Ça me préoccupe depuis l’époque où j’étais mairesse. Pour moi, c’est un problème inacceptable», affirme Mme Proulx. En ce moment le ministre des Finances est en train de faire une évaluation du concept des crédits d’impôts, pour évaluer si c’est la bonne façon de faire pour soutenir les entreprises.

3e lien:un avantage

À propos du 3e lien, Mme Proulx pense qu’on s’approche de sa réalisation. La région devra être prête en terme d’infrastructures parce qu’elle est convaincue que ce projet va susciter l’intérêt des gens à venir s’établir dans la région plutôt qu’ailleurs. «Le 3e lien va être un avantage pour notre développement économique. Ça se peut qu’il y ait une explosion dans la région» lance-t-elle. Elle ne croit pas que ça occasionnera des difficultés accrues de recruter de la main-d’oeuvre pour les entreprises d’ici.

Les problèmes, elle les voit comme une opportunité de changer les façons de faire et c’est comme ça que la région va se démarquer. Selon elle, on a tout ce qu’il faut pour créer un engouement: le fleuve, les montagnes, les parcs, le plein air, le sport (à développer). Elle croit qu’on peut développer la région pas de manière massive et agressive, mais en tenant compte de l’économie, de l’environnement, de l’aspect social, du milieu de la santé et de l’éducation. Les citoyens doivent aussi avoir un espace dans cette démarche, ajoute-t-elle.

Stratégie maritime

Concernant la stratégie maritime, la ministre dit qu’on est en train de la revoir pour la réorienter en fonction du programme que proposait M. Legault, le projet Saint-Laurent. Dans la région, la ministre a observé un retour de l’intérêt de la population pour le fleuve.

Après un an

«Je suis exactement où je dois être. Je veux développer les régions, qu’on voit qu’elles sont importantes au Québec». Elle l’a dit à plusieurs reprises, pour elle la politique n’est pas une fin en soi, mais un moyen pour changer les choses. «Dans une quinzaine d’années, je souhaite que les régions puissent se développer partout et que tout le monde ait les moyens de ses ambitions».

Le roulement de personnel

Son nom ayant sorti au national dans la foulée du problème de roulement de personnel, Marie-Eve Proulx a expliqué que la politique, c’est pas un milieu facile, il y a beaucoup de changements, des horaires de fous. C’est pas fait pour tout le monde. Oui, ça arrive des ajustements. «Il n’y a pas de mauvaises personnes, parfois il y a juste des personnes à la mauvaise place». En terminant, Mme Proulx se félicite d’avoir recruté dans son équipe l’ancien maire de Montmagny, Jean Guy Desrosiers. Son expérience et son expertise servent énormément la région et son bureau, a-t-elle conclu.

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