Le sport : vecteur universel de solidarité

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Par Céline Chabot
Le sport : vecteur universel de solidarité

Hé ben! Nous avons été témoins ces dernières semaines d’un fait extrêmement rare : un appui spontané, une grande solidarité, voire une quasi homogénéité dans la pensée collective! Du jamais vu. Tous pour un et un pour tous! Bref il y a eu à Montmagny un magnifique mouvement d’ensemble autour du fait qu’un fils chéri faisait son chemin dans les séries et ce, jusqu’à l’atteinte de la Coupe Stanley.

Les gens ont savouré ce triomphe des Blues, tout particulièrement celui de Samuel Blais, et ils ont eu bien raison. Première victoire des Blues depuis la fondation du club, première saison dans la LNH pour un gars qui en a bavé avant de décrocher la lune. C’est tout à fait mérité. Samuel Blais n’a à recevoir que des félicitations pour son talent et pour avoir entraîné dans son sillage une entière communauté. Voilà cependant où je veux en venir : quel est l’élément clé qui a tout déclenché?

Est-ce le charme et le charisme du jeune hockeyeur? Le fait que l’un des nôtres à la conquête du Saint Graal, ça ne s’était jamais vu auparavant? Les membres de sa famille qui étaient bigrement bien placés pour galvaniser les troupes? Ou tout simplement le fait que le sport a, de tout temps, été beaucoup plus rassembleur que les arts, la culture, la politique ou encore un projet de société? Toutes ces réponses? Des artistes d’ici mènent une carrière internationale spectaculaire et jamais au grand jamais n’ont-ils pu soulever un tel engouement.

Pourquoi en politique sommes-nous toujours aussi divisés? Pourquoi a-t-il fallu se rendre jusqu’au référendum pour enfin obtenir une bibliothèque digne de ce nom? Pourquoi des dossiers tels une nouvelle salle de spectacle ou encore la rénovation du Centre des migrations divisent tant?

Pourquoi, en temps normal, un fan fini des Bruins va-t-il argumenter à mort avec un passionné de la Sainte-Flanelle? On vit pourtant cette division au jour le jour. C’est documenté, comme le dirait mon slameur préféré.

Il semble bien que rien n’enflamme un peuple comme le sport et, en bout de ligne, un fait demeure : c’était tellement beau à voir que j’aimerais revivre un tel envoûtement, quel que soit l’événement!

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