Le Vivoir présente l’exposition «De lisière en lisière»

Journal L'Oie blanche
Le Vivoir présente l’exposition «De lisière en lisière»
Achevée au printemps 2020, «Rougeoiement» est la plus récente tapisserie en haute-lisse de Guy Lemieux (photo: Le Vivoir).

Alors que l’industrie culturelle fait face à un avenir incertain dans un contexte de festivités annulées, Le Vivoir, galerie et boutique d’art à Saint-Jean-Port-Joli, veut prouver que les organisations culturelles n’ont pas dit leur dernier mot en présentant «De lisière en lisière», une exposition d’envergure qui rend hommage à Guy Lemieux, peintre lissier de renom: «La galerie espère ainsi contribuer, à sa façon, à la prudente relance de l’industrie culturelle de son milieu» explique Mme Maighan Gagnon, cofondatrice du Vivoir.

Établi en Chaudière-Appalaches depuis de nombreuses années, Guy Lemieux revendique un curriculum vitæ étoffé. Diplômé de l’École des Beaux-Arts de Québec en 1969, il a fait partie de l’unique groupe d’étudiants spécialisés en tapisserie de haute-lisse, une discipline qu’il n’a cessé de chérir et de perfectionner depuis.

À l’aube de ses 50 ans de carrière, l’artiste cumule les distinctions et les implications. Il a siégé au sein de différents jurys, notamment pour le Conseil des arts et des lettres, le ministère de la Culture du Québec et les premiers Jeux de la Francophonie au Maroc. Grand pédagogue, il contribue de façon significative à la transmission des savoirs au Québec. En 1975, il a d’ailleurs lancé la maison Routhier, un centre dédié au partage de la tradition de l’art textile. Par la suite, il a fondé le Centre de formation textile de l’Est du Québec, intégrée depuis à la Maison des Métiers d’art du Québec, qu’il a dirigé pendant 12 ans.

Aujourd’hui, Guy Lemieux crée des toiles et tapisseries qui révèlent ses influences de l’univers du textile. Son oeuvre fascine par la grande beauté qui émane de ses paysages riches, de ses lignes distinctives et de ses couleurs profondes, mais aussi par une technique peu connue: en effet, l’artiste crée ses tapisseries sur un métier haute-lisse traditionnel, une structure verticale sur laquelle est montée de la corde de seine. Puis, guidé par quelques repères qu’il a préalablement tracé à l’encre de Chine, il entrelace horizontalement la fibre. Travaillant au dos de sa création, l’artiste veille au résultat grâce au miroir placé de l’autre côté du métier. L’oeuvre s’élève ainsi, de lisière en lisière, souvent aux termes de plusieurs mois de travail.

Outre l’exposition «De lisière en lisière» que les visiteurs pourront voir jusqu’au 17 octobre, Le Vivoir présente les oeuvres de plus de 60 créateurs issus de divers métiers d’arts. Six ateliers vitrés donnent même la chance au public d’observer de talentueux artistes à l’oeuvre.

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