L’Étude-Sport: une nouvelle dimension!

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Par Marie-Eve Picard
L’Étude-Sport: une nouvelle dimension!
Le groupe du programme Sport-Étude en Volley-Ball du Collège Dina-Bélanger.

Depuis un certain temps, l’idée d’implanter un programme spécial en volley-ball flotte dans l’air au Collège Dina-Bélanger. Plusieurs élèves ayant manifesté leur intérêt à se développer davantage dans ce sport, l’équipe de direction s’est donc mise à cogiter pour trouver une façon de faire vivre aux jeunes cette passion chaque jour, leur permettant de développer leur autonomie tout en les motivant dans leurs études.

La rentrée 2022-2023 marque donc le début d’une grande aventure au sein de l’établissement scolaire privé de Saint-Michel-de-Bellechasse: la naissance du programme Étude-Sport Volley-Ball. De toute évidence, cette nouvelle offre a su paire à plusieurs jeunes, puisque 36 élèves – tous niveaux confondus – ont adhéré au programme alors que les organisateurs visaient à en qualifier une vingtaine. « On a eu de la difficulté à refuser des élèves, alors on a décidé de faire une plus grosse équipe! » explique Gabrielle Duval-Brûlé, responsable de l’Étude-Sport Volley-Ball au Collège Dina-Bélanger.

La nuance entre l’Étude-Sport et le Sport-études

C’est indéniable, la popularité Sport-études est grandissante. Offerts exclusivement au niveau secondaire, on dénombre plus de 700 de ces programmes reconnus par le ministère de l’Éducation. Une cinquantaine d’établissements offrent cette option scolaire actuellement au Québec, dans 37 disciplines différentes. Seuls les élèves possédant un talent sportif confirmé par une fédération et qui vise l’excellence sportive peuvent y adhérer et doivent être identifiés comme étant athlètes de niveau: espoir, relève, élite ou excellence. L’élève doit alors consacrer trois heures par jour à ce sport, libérées sur sa plage horaire scolaire.

Dina-Bélanger a plutôt opté pour une formule allégée non régie par une fédération sportive. « On trouvait que trois heures c’était beaucoup, on voulait offrir aux élèves quelque chose de plus atteignable et moins restreignant pour leur horaire. » Sous l’appellation Étude-Sport, le programme priorise d’abord l’éducation, tout en permettant la pratique quotidienne d’un sport à l’école. Concrètement, l’élève suit son horaire de cours habituel jusqu’à 14 h 30… mais la dernière heure de la journée se passe au gymnase. « Une heure de sport chaque jour, ça leur permet de vivre quand même d’autres passions à l’école car on offre beaucoup de choses… » explique la responsable du programme.

Sélection minutieuse

La sélection des élèves du programme s’est faite de façon individuelle, considérant non seulement son dossier scolaire, mais tenant compte principalement de son attitude générale, son sens des responsabilité, sa motivation ainsi que certaines de ses aptitudes physiques.

Afin de rattraper la matière manquée, les élèves se sont engagés à participer aux récupérations prévues à cet effet et ce, dès l’inscription. L’équipe-école effectuera un suivi très serré auprès de chacun d’eux en ce qui attrait à leur cheminement et leurs résultats scolaires. Advenant qu’un athlète éprouve des difficultés ou soit en situation d’échec dans une matière, il devra se présenter en classe dans les cours problématiques plutôt qu’au gymnase et ce, jusqu’à ce que la situation soit rétablie.

L’évolution de l’athlète: la priorité

L’évolution individuelle est au coeur de ce programme Étude-Sport. Le jeune ne fera pas que du volley-ball: il doit d’abord trouver son équilibre physique et mental, notamment abordé dans les volets alimentation et entraînement. « On va avoir beaucoup de mentorat pour travailler leur confiance en soi et leur sentiment d’efficacité personnelle. » La coach misera énormément sur la préparation et le développement physique, comme la force et la vitesse. « On va utiliser la vidéo pour travailler, on ira voir des matchs de calibre collégial et universitaire… » Selon Mme Duval-Brûlé, il est important que le jeune puisse voir « la vraie vie d’un joueur de volley de haut niveau ». Elle veut également s’assurer d’une variété d’activités au programme afin que chaque jeune y trouve son compte.

Laisser l’élève vivre sa passion

Jusqu’à maintenant, la direction ne voit que des bienfaits à ce programme qui vise à laisser le jeune vivre sa passion à l’école. « Les jeunes entrent ici plein d’énergie… en classe ils sont plus concentrés. Ils savent que s’ils travaillent fort, il pourront ensuite venir jouer au gymnase! « . Il y a plus que cette motivation; les élèves apprennent à bien s’organiser, trouver un équilibre de vie, mieux se nourrir et prendre soin de leur corps pour éviter les blessures. De petits détails qui, à long terme, peuvent changer la vie de ces jeunes adultes.

Dans un avenir rapproché, la direction aimerait créer d’autres équipes Étude-Sport pouvant compétitionner au niveau provincial. Dina-Bélanger rêve de développer des programmes similaires dans d’autres sports et même dans d’autres disciplines… pourquoi pas un Étude-Art pour l’an prochain? À suivre!

 

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