21 juillet 2024

Si l’Holocauste m’était conté…

Réunis à l’auditorium, quelque 400 élèves de Casault et Bon-Pasteur (3e et 5e secondaire, profil langues et régulier) assistaient le 23 mai dernier à la conférence de Mme Heidi Berger, de la Fondation pour l’étude des génocides.

« L’éducation est l’arme la plus puissante que vous puissiez utiliser pour changer le monde. » - Nelson Mandela
Les paroles de Nelson Mandela, la cinéaste et enseignante à l’Université Concordia les a fait siennes. Ainsi poursuit-elle l’œuvre de sa mère, survivante de l’Holocauste qui a passé les 25 dernières années de sa vie à raconter, éduquer, sensibiliser… enfin transmettre ce qui pour elle était devenu un devoir de mémoire.

L’histoire d’Ann Kazimirski

La mère d’Heidi n’avait que 17 ans lorsque les Nazis ont envahi son petit village de Pologne en 1941. L’horreur, elle l’a vue de près – sa propre mère a été abattue sous ses yeux, sa meilleure amie violée et assassinée. Par le biais du témoignage de Mme Kazimirski, les élèves sont amenés à mesurer l’ampleur de ce drame humain dans lequel près de six millions de juifs ont trouvé la mort. « Ma mère a remporté sa propre bataille parce qu’elle n’a pas gardé le silence » dira Mme Berger, qui interviendra régulièrement au cours de ce récit émouvant, souvent difficile à entendre.

Peur, haine, ignorance

Trois mots à la base des génocides. Mme Berger en veut pour preuve les massacres perpétrés en Arménie, en Bosnie, au Cambodge, en Syrie, au Rwanda, au Darfour… « Le fait de demeurer silencieux et indifférents est le pire des péchés. L’éducation est la seule façon d’arrêter tout ça » dira la Montréalaise qui, depuis quelques années, sillonne les routes du Québec dans le but de rencontrer les élèves du secondaire, pacifistes de demain.

Outils pédagogiques

Un projet pilote, sur lequel planchent plusieurs partenaires dont le ministre de l’Éducation, permettra l’utilisation dès l’an prochain de matériel pédagogique : guide, vidéos, ateliers. De tels outils ont pour objectif de faciliter la tâche des professeurs dans la recherche et l’enseignement d’une réalité qui, encore aujourd’hui, échappe à plusieurs jeunes. Dans un deuxième temps, la Fondation vise l’intégration complète de son module éducatif au programme d’études secondaires au Québec et, éventuellement, dans le reste du Canada.

Le message est passé

Nul doute, Heidi Berger et sa défunte mère ont été efficaces dans la transmission de leur message, bien que le tout se déroulait en anglais et qu’un problème technique ait fait en sorte que les sous-titres disparaissent en milieu de projection! Qu’à cela ne tienne, à la mine qu’affichaient les élèves à la sortie on peut conclure que l’essentiel avait franchi l’espace-temps et les barrières linguistiques. Pour en apprendre plus sur la mission entreprise par Mme Berger et son équipe, visiter le http://www.genocideeducationfoundation.org/