14 avril 2024

La Caisse de l'Anse maintient sa décision

Réunis le lundi 26 février, les membres du conseil d’administration de la Caisse de l’Anse de La Pocatière ont pris connaissance de la lettre de MM. Denis Gagnon et André Simard, maires de Sainte-Louise et Saint-Roch-des-Aulnaies, qui demandaient de conserver le guichet en place dans cette dernière localité, allant même jusqu’à proposer que les deux municipalités s’impliquent financièrement.

Après avoir réexaminé le dossier, les administrateurs de la Caisse ont opté pour le statu quo: fermeture du centre de services et du guichet le lundi 5 mars en matinée.
Face à ce refus de rouvrir le dossier, MM. André Simard, Denis Gagnon et Louis-Georges Simard, maire de Rivière-Ouelle, ont rencontré MM. Jacques Lavoie et Gérald Bourgault, respectivement président et directeur général de La Caisse de l’Anse, le jeudi 1er mars dans une autre tentative pour renverser la vapeur: «Nous avions une demande toute simple: conserver le guichet déjà en place afin qu’il comtinue de donner le service. Mais la réponse n’a pas changé» déplore M. Simard. Dans un ultime recours, les trois maires ont décidé de s’adresser directement à M. Guy Cormier, grand chef du Mouvement. Par le biais d’une lettre, ils lui demandent d’ordonner un moratoire sur cette vaste opération de rationalisation de fermeture des services de proximité: «Tel que vous l’avez si bien exprimé cette semaine, il faut prendre le temps d’examiner des pistes de collaboration avec les municipalités pour maintenir un service de proximité jugé encore fort utile pour les membres. Malheureusement et malgré le plein pouvoir de décision locale semble-t-il, les dirigeants sont demeurés inflexibles à notre demande. Pourtant, les machines en place sont encore bien capables de procurer un service de proximité aux membres. Nous avons l’impression qu’un rouleau compresseur est en marche et que rien ne peut l’arrêter. À la lumière du récent bilan financier de Desjardins, que nous saluons d’ailleurs, permettez-nous de vous exprimer notre grand malaise à voir disparaître la présence historique de Desjardins dans notre milieu alors que sa santé financière est plus qu’excellente. Au fond, à quoi cela sert-il de réussir financièrement si on en vient à perdre l’âme coopérative de Desjardins?» écrivent-ils. De son côté, M. Lavoie rappelle que les guichets automatiques connaissent des baisses de fréquentation de 7 à 8% par année et qu’il y a des coûts importants liés à leur entretien: «À La Pocatière, nous avons trois guichets qui génèrent 8 000 transactions par mois. En bas de 6 000 transactions, un guichet ne se rentabilise pas. Celui de Saint-Roch-des-Aulnaies en comptait environ 1 700 par mois». «Si nous construisons sur un horizon de 5 à 10 ans et si nous voulons garder les jeunes chez nous, nous devons leur donner des services technologiques. Et si des personnes plus âgées éprouvent certaines difficultés d’adaptation, nous allons leur offrir l’accompagnement nécessaire» ajoute-t-il. «En se comparant aux banques, force est de constater que le Mouvement Desjardins demeure beaucoup plus présent sur notre territoire et qu’il soutiendra toujours les projets novateurs capables de revitaliser un milieu» de conclure M. Lavoie.

BÂTISSE

À défaut de s’entendre sur le maintien du guichet automatique, la Caisse de l’Anse de La Pocatière et la Municipalité de Saint-Roch-des-Aulnaies pourraient le faire sur le sort de la bâtisse qui abritait le centre de services Desjardins. En effet, la Municipalité voudrait acquérir la bâtisse pour y aménager la mairie. Semble-t-il que les discussions vont bon train.

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