Salon du livre de la Côte-du-Sud: Gaston Deschênes fait la distinction entre roman et livre historiques

Salon du livre de la Côte-du-Sud: Gaston Deschênes fait la distinction entre roman et livre historiques

M. Gaston Deschênes lors de sa conférence sur l’incendie de la Côte-du-Sud. Intitulée «Mythes et réalités», cette conférence fut l’une des plus courue de l’histoire du salon.

Invité par le Salon du livre de la Côte-du-Sud pour prononcer une conférence sur l’incendie de la Côte-du-Sud intitulée «Mythes et réalités», l’historien Gaston Deschênes, s’inspirant du livre Les Anciens Canadiens de Philippe-Aubert-de-Gaspé, voulait démontrer qu’un auteur de romans historiques pouvait parfois tricher avec la réalité afin d’embellir son intrigue alors que le livre d’histoire doit s’en tenir aux faits.

Écrit en 1860 sur des événements qui s’étaient déroulés 100 plus tôt, le volume Les Anciens Canadiens, plus grand succès littéraire de son époque, fut réédité à 30 reprises au fil des ans.

Or, Philippe-Aubert-de-Gaspé a triché avec la réalité à quelques reprises pour bonifier l’intérêt de son roman. Entre autres, il a créé le personnage d’Archibald Cameron of Locheill, un jeune Écossais qui s’est lié d’amitié avec Jules d’Haberville, le fils du seigneur de Saint-Jean-Port-Joli. Ce même Archibald fera partie plus tard du détachement anglais qui brûlera la Côte-du-Sud, dont le manoir des Haberville, lors de la conquête de 1759. Or, l’histoire a démontré qu’il n’y avait pas d’Écossais dans ce détachement.

Philippe-Aubert-de-Gaspé joue également avec les dates et les lieux. Dans son roman, le détachement anglais débarque en juin 1759 à Rivière-Ouelle. En réalité, deux détachements ont mis pied à terre sur la Côte-du-Sud, mais en septembre: l’un à Kamouraska et l’autre à Montmagny.

M. Deschênes reconnaît que le roman historique peut aider les jeunes à s’intéresser à l’histoire, en supposant toutefois que le professeur leur montre ses limites et leur enseigne l’histoire qui se trouve en parallèle.