Une jeune Magnymontoise passe à l’action pour aider les Ukrainiens

Photo de Marie-Eve Picard
Par Marie-Eve Picard
Une jeune Magnymontoise passe à l’action pour aider les Ukrainiens
Mélisandre Lavergne fait le tri des items de sa garde-robe.

Reportage vidéo:

https://youtu.be/ZBuJhfZlFcE

« Qu’est-ce que je pourrais faire pour aider les Ukrainiens? » Cette simple question qu’a posée Mélisandre Lavergne (12 ans) à ses parents en regardant les nouvelles est devenue un véritable tourment pour sa mère, Valérie Martel. « Être parent est la fonction la plus importante au monde car on a la lourde responsabilité d’en faire des bons citoyens. C’est pour ça que j’étais sous le choc quand m’a fille nous a posé la question qui tue ». La réponse politiquement correcte que lui a donnée son père sur l’impuissance du monde face à cette guerre n’a pas suffi. « Je me suis dit qu’il y avait certainement un petit geste, aussi infime soit-il, que nous pouvions faire… Mais quoi? »

Le nerf de la guerre

Pendant plusieurs semaines, le duo mère-fille a cogité sur la question. Il n’y avait aucun doute pour elles, l’argent est le nerf de la guerre! Alors comment amasser des sous pour ces victimes? C’est là qu’est survenue une idée porteuse d’espoir:

« J’ai décidé de vendre des choses qui ne me servent plus et cet argent, je vais leur envoyer! »

Une idée qui fait du chemin

Mme Martel est membre du Cercle des Fermières de Saint-Pierre depuis 22 ans. Grâce à ses actions et les différentes oeuvres de bienfaisance que l’organisme soutient, il possède déjà une infrastructure bien établie pour récolter des dons destinés à de nobles causes telles les Fondations OLO, Mira, Préma-Québec et l’ACWW. « Travailler à l’amélioration des conditions de la femme et de toutes les familles est notre mission première, c’est pourquoi j’ai demandé l’aide de l’organisme. » La mère de Mélisandre affirme par ailleurs être en communication avec le bureau du député Bernard Généreux afin de se faire aiguiller correctement vers l’organisme le mieux placé pour recevoir la somme amassée, au moment de faire le chèque. « Quand ma fille aura terminé ses ventes, en espérant que cette guerre soit terminée, je veux m’assurer que cet argent ira au bon endroit. Oui il y a La Croix-Rouge, L’ONU, L’Aide aux réfugiés… mais à ce moment précis, où vont-ils en avoir le plus de besoin ? » se demande la mère.

Les petites annonces de Mélisandre seront reconnaissables à cette photo.

Se départir pour aider à reconstruire!

Mélisandre Lavergne s’est d’abord attaquée à sa garde-robe. « Il y a une tonne de vêtements que je ne porte plus! » La jeune fille s’est mise à fouiller dans tous les coins et a même retrouvé des articles qu’elle avait oublié posséder. « J’ai fait plusieurs spectacles de patinage artistique. Je ne porterai plus ces costumes et tous ces patins sont maintenant trop petits pour moi! » s’exclame-t-elle en considérant toutes les boîtes devant elle. En seulement quelques minutes, une immense pile de peluches, accessoires, jouets, DVD, livres… s’est dressée sur son lit. « Je pense que je pourrai amasser beaucoup d’argent avec tout ça! » sourit-elle.

Le regard empreint d’émotion, Valérie Martel aide sa fille à photographier chaque item. Quelques annonces sont déjà en ligne sur la plateforme MarketPlace de Facebook intitulées « Encan pour l’Ukraine, merci de faire votre offre! ».

« J’aime ma fille, quoi qu’elle fasse. Elle sait que l’implication sociale est une histoire de génération dans la famille. »

Mélisandre souhaite que son geste inspire d’autres gens. « J’espère donner envie à d’autres personnes de passer à l’action. Même si c’est un petit geste, ça peut aider! » La jeune fille s’attend également à ce que les gens soient enclins à acheter ses articles, parce que c’est une façon directe d’aider les victimes de l’Ukraine.

Seul on va plus vite, mais ensemble on va beaucoup plus loin!

 

 

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