Des membres du secteur public manifestent à Montmagny

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Par Anne-Frédérique Tremblay
Des membres du secteur public manifestent à Montmagny
Les participants ont terminé le convoi devant les bureaux de la députée de la Côte-du-Sud, Marie-Eve Proulx.

Le Conseil central de Québec – Chaudière-Appalaches (CSN) a organisé une manifestation par convoi automobile à Montmagny, le 31 mars, afin de défendre les conditions d’emploi des membres du secteur public. Au total, près d’une vingtaine de personnes ont participé afin de démontrer leur mécontentement vis-à-vis la convention collective qui n’a toujours pas été renouvelée par le gouvernement après un an.

Le convoi a débuté à 16h15 devant le Centre de services scolaire de la Côte-du-Sud et s’est terminé devant les bureaux de la députée de la Côte-du-Sud, Mme Marie-Eve Proulx. Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec—Chaudière-Appalaches et Samuel Fortin, président du Syndicat de soutien scolaire Bellimont (CSN) étaient présents lors de l’événement.

«On voulait souligner l’année sans convention collective, parce que cette dernière, dans le secteur public, a été échue depuis le 31 mars 2020. C’est pour ça qu’il y a eu plusieurs activités d’organisées, un peu partout, dont mercredi matin (31 mars) devant l’Assemblée nationale», explique Ann Gingras.

En compagnie du CSS de la Côte-du-Sud, le syndicat Bellimont souhaitait réaliser une activité régionale. C’est pour cette raison qu’ils ont décidé de planifier un cortège de voitures sous la thématique «On sonne l’alarme!». Les participants étaient formés de quelques employés du secteur administratif du centre hospitalier de Montmagny, de membres du syndicat Bellimont, ainsi que du personnel de soutien du Centre de services scolaire de la Côte-du-Sud.

Améliorer les conditions de travail

La rémunération des employés du secteur public et le problème de recrutement font parties des motifs de la manifestation.

«Il y a un énorme problème de recrutement, d’aller chercher les gens et que ceux-ci aient le goût de faire carrière dans les services publics. Il y a aussi un gros problème de rétention. C’est-à-dire qu’on vit une rare situation aujourd’hui avec la COVID-19. Ça l’a débuté avant même la pandémie, des employés qui ont 20-25 ans d’ancienneté et qui décident de quitter le secteur public parce qu’ils n’en peuvent plus. Cela est causé principalement en raison de la charge de travail, des fardeaux de tâches et toute la question des responsabilités qui ne sont pas pris en charge par l’employeur, qui est le gouvernement du Québec», affirme la présidente.

Cette dernière soutient aussi que pour rendre l’emploi dans les services publics plus attrayant, il faut d’abord bien rémunérer les employés. Selon le syndicat, le pouvoir d’achat a baissé considérablement dans les dernières années pour les salariés du secteur concerné. Toutefois, les employés continuent d’accumuler un grand nombre de responsabilités.

«Les réseaux, que ce soit l’éducation, la santé, avec toutes les années d’austérité sous les libéraux, avec toutes les coupures qu’on a connues, on n’a pas réussi encore à consolider les services publics. Résultat, on voit les effets d’aujourd’hui, en plus de la pandémie qui se rajoute», avoue Mme Gingras.

Au front de la pandémie

La présidente du Conseil central de Québec—Chaudière-Appalaches mentionne que les employés dans les milieux hospitaliers et dans les CHSLD sont au front quant à cette guerre contre la COVID-19 et que certains en ont même perdu la vie.

«Ils continuent à faire le travail pour lequel ils ont choisi. Les gens qui sont là, aiment ça et veulent avoir une reconnaissance et veulent aussi qu’on puisse souligner leur travail. Pas juste par des mercis et en les appelant les anges gardiens. Concrètement, ça se traduit par des bonnes conditions de travail et des conditions salariales», exprime Mme Gingras.

La prochaine étape n’est pas encore annoncée. Or, les acteurs de la manifestation planifient déjà de prochaines actions si rien ne change.

«On n’annoncera pas ce qui s’en vient à l’avance, mais il y a d’autres choses de prévues. On dit que la convention collective est échue depuis un an, mais ça fait deux ans que les négociations sont en cours et il y a eu au-delà de 50 séances de négociation», précise la présidente.

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