« Il faut faire de la place! »

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Par Marie-Eve Picard
« Il faut faire de la place! »

Depuis le début de la pandémie, les bénévoles de la Société de la Saint-Vincent-de-Paul (SSVP) sont ensevelis sous une quantité impressionnante de vêtements et d’objets de toutes sortes apportés par des membres de la population. C’est une bonne chose, dans l’optique où il y a un roulement de marchandise et que les clients achètent, mais actuellement ce n’est pas le cas.

Baisse d’achalandage

On se rappelle qu’il y a plus d’un an, la SSVP avait réaménagé ses installations dans la grande salle centrale du sous-sol de l’église Saint-Mathieu. Au grand plaisir des utilisateurs et des bénévoles, l’espace avait plus que doublé, permettant une expérience de magasinage plus sécuritaire facilitant le travail des bénévoles. Toutefois, la clientèle n’est pas vraiment au rendez-vous. « C’est moins achalandé qu’à l’habitude… on dirait que les gens ont peur de sortir magasiner! » déplore Mme Suzette Bernier, bénévole et présidente de l’organisme.

Les dons, eux, ne cessent pour autant d’entrer. « On en reçoit des tonnes, comme des patins à glace… on ne sait plus quoi en faire tellement il y en a! », s’exclame Mme Bernier qui doit constamment user de stratégie pour tenter d’écouler la marchandise qui entre beaucoup plus vite qu’elle ne sort. Cette dernière a par exemple contacté plusieurs écoles pour leur offrir de l’équipement sportif et récemment, des peluches ont été données en cadeau aux résidants d’un centre d’hébergement de la région. Ce ne sont là que quelques-unes des nombreuses actions posées par l’organisme pour tenter de faire de la place, tout en aidant son prochain.

Liquidation à 2 $

En ce moment, tous les articles d’hiver tels que manteaux, bottes,  lainages ou pyjamas chauds se vendent 2 $. « Il faut que les gens viennent voir ce qu’on a sur le plancher. On a vraiment de beaux vêtements à 2 $ et il n’y a pas de taxes! » souligne Mme Bernier qui s’explique mal pourquoi les gens ne prennent pas la peine de venir voir en magasin.

Conditions difficiles

Les besoins sont tout de même encore criants dans la région et chaque semaine, plusieurs nouvelles demandes auprès de la SSVP le prouvent. « Beaucoup de gens ont besoin d’aide, certains vivent des situations très difficiles en ce moment. On fait du mieux qu’on peut pour les aider, mais le revenu des ventes baisse, il faut que les gens viennent acheter! » Mme Bernier est bien consciente que les heures d’ouverture ne sont pas commodes pour tout le monde. « On est tous bénévoles ici. Ce n’est pas possible pour nous d’ouvrir à tous les jours malheureusement. On fait du mieux qu’on peut… », soutient Suzette Bernier qui reconnait toute l’importance de ses bénévoles et ouvre grand  les bras à ceux qui aimeraient également donner de leur temps pour venir en aide à la communauté.

Rappelons que la Société de la Saint-Vincent-de-Paul est ouverte au public au sous-sol de l’église Saint-Mathieu de Montmagny tous les mardis et les jeudis entre 9 h et 15 h 30.

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