Le Fonds Investissements Côte-du-Sud veut que la région devienne un maillon essentiel du Projet Saint-Laurent

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Par Michel Chassé
Le Fonds Investissements Côte-du-Sud veut que la région devienne un maillon essentiel du Projet Saint-Laurent
L’assemblée générale du Fonds Investissements Côte-du-Sud avait lieu à la nouvelle usine de Rousseau à L’Islet. De gauche à droite, on aperçoit M. Charles-Alexandre Paré, directeur général de l’entreprise, Mme Marie-Eve Proulx, députée de la Côte-du-Sud et ministre déléguée au Développement Régional, et M. Yves Lebel, président du FICS. Le FISC se veut un bel exemple de concertation et de prise en charge du milieu par le milieu.

Les membres-actionnaires du Fonds Investissements Côte-du-Sud (FICS) ont profité de la première assemblée générale de leur organisme, qui avait lieu le lundi 15 avril à la nouvelle usine de Rousseau à L’Islet, pour accueillir Mme Marie-Eve Proulx, députée de la Côte-du-Sud et ministre déléguée au Développement Régional, afin de lui présenter un mémoire sur la désignation de son comté comme maillon essentiel du Projet Saint-Laurent pour l’Est du Québec.

Provenant des MRC de Montmagny, L’Islet, Kamouraska et Rivière-du-Loup, les quelque 40 industriels et hommes d’affaires qui font partie du FICS ont investi plus de 2 millions$ en capital de risque privé pour soutenir des entreprises en démarrage, en expansion ou en processus de relève dans leur région. Ils voient dans le Projet Saint-Laurent du premier ministre François Legault l’occasion de valoriser et développer la Côte-du-Sud qui, selon eux, possède toutes les caractéristiques nécessaires pour se qualifier comme l’incontournable maillon de l’implantation et de la continuation du Projet Saint-Laurent dans l’Est du Québec.

Parmi ces caractéristiques, mentionnons d’abord son emplacement géographique par où passent les communications routières et ferroviaires entre les quatre provinces Maritimes et le reste du pays, «une réalité toujours négligée» disent-ils. Sans oublier le transport maritime et le port en eau profonde de Cacouna, «une autre réalité oubliée» ajoutent-ils.

Deux CEGEPS, une ITA, une université à chaque extrémité du territoire (UQUAR et Laval), trois centres de transfert technologiques (Biopterre, Novika et Optech), le CDBQ et quelque 40 centres de recherche privés (dont Premier Tech) bonifient le paysage sudcôtois.

Au chapitre de l’emploi et du chiffre d’affaires, les données tirées d’une enquête maison parlent d’eux-mêmes. À eux seuls, les entrepreneurs du FICS emploient environ 3 000 personnes dans la région, plus de 1 300 dans le reste du Québec, 1 300 autres dans le reste du Canada, plus de 5 000 à l’international et génèrent un chiffre d’affaires de 4 milliards$: «Les membres du FICS créent trois fois plus d’emplois à l’extérieur de la région. Il s’agit d’une réalité importante» explique M. Yves Lebel, le président du FICS.

En comptant les entrepreneurs de la région qui ne sont pas actionnaires du FICS, on obtient plus de 20,000 emplois, dont une grande partie à l’extérieur de la région, et 7 à 8 milliards$ d’activités économiques.

«Les caractéristiques de la région parlent en faveur de son intégration au Projet St-Laurent, autant pour nous que pour le reste de la province. Nous vous demandons donc officiellement, à vous et à votre gouvernement, de désigner officiellement la Côte-du-Sud et sa périphérie comme maillon de départ essentiel à la réalisation du Projet Saint-Laurent pour l’Est du Québec. Nous avons beaucoup de ressources et des entrepreneurs dynamiques et efficaces. Il faut l’étincelle, il faut l’intégration au Projet Saint-Laurent pour amener des projets orientés vers les nouvelles technologies et les domaines prometteurs qui se développent à la vitesse grand V» écrit-on dans le mémoire.

Mme Proulx a accusé réception du mémoire avec enthousiasme: «Que des gens se mobilisent pour que notre région se démarque, je trouve ça fantastique. Nous allons travailler fort pour faire évoluer le dossier».

M. Lebel souhaite que le Projet Saint-Laurent débouche sur une «perception» que les gens pourraient se faire de la Côte-du-Sud, «un peu comme la Beauce» lance-t-il.

Deux projets

À sa 1re année d’opération, le FICS a reçu 12 demandes de financement et a répondu favorablement à deux d’entre elles, soit celles d’Entomo DSP à Saint-Pascal qui élève des grillons pour les transformer en farine pour consommation humaine et de la microbrasserie Ras L’Bock qui a construit une usine de production à La Pocatièr

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