Le Vivoir renaît à Saint-Jean-Port-Joli

Le Vivoir renaît à Saint-Jean-Port-Joli

Le futur Vivoir sera érigé cet automne à l’endroit même où se trouvait le Vivoir moderne à l’époque. Tous les contrats relatifs à sa construction ont été accordés à des entreprises de la région. La bâtisse respectera d’ailleurs l’ancienne architecture, jouira d’une forte insonorisation afin de respecter les voisins et sera accessible en fauteuil roulant: «Le Vivoir sera vivant et accueillant. Il sera un lieu de rencontre ouvert à tous» lancent-elles.

Ce qui se voulait au départ la simple recherche d’un atelier pour Monika Gagnon s’est rapidement transformé en un projet de grande envergure, le Vivoir, quand elle a acquis, de Mme Brigitte Toussaint, la maison patrimoniale et l’ancien Vivoir moderne localisés juste au sud de l’église de Saint-Jean-Port-Joli.

«Ce fut un véritable cri du coeur du milieu. Les demandes d’espaces pour des bureaux d’affaires et des ateliers artistiques ont aussitôt afflué. Nous avons alors décidé que les locaux, situés en plein centre du village, profiteraient au plus grand nombre possible de gens» explique Mme Gagnon.

Si cette dernière possède les lieux, elle compte sur sa fille, Maighan, pour assurer la gestion du projet et le mener à terme.

Déjà tombé sous le pic des démolisseurs, l’ancien Vivoir moderne se transformera en une bâtisse moderne de trois étages vouée à l’art et aux artistes québécois.

Le rez-de-chaussée abritera six ateliers loués par autant d’artistes. Le public aura accès à ces ateliers et pourra échanger avec les artistes ou les voir à l’oeuvre. La demande est tellement grande que les promoteurs, par souci d’équitabilité, vont probablement procéder par appel de dossiers pour louer les espaces.

Au deuxième palier, on retrouvera une galerie d’art et une boutique de vente. Un seul mot d’ordre pour les deux: aucune importation (seulement des artistes du Québec, en accordant une grande importance à ceux de Saint-Jean-Port-Joli) et uniquement des pièces de métier d’art faites à la main. Les propriétaires de boutiques du village pourront aussi louer un espace et y exposer quelques objets afin d’inciter les gens à leur rendre visite.

Au troisième étage, constitué du toit cathédrale, on suspendra de grosses pièces visibles du niveau inférieur. Une passerelle permettra au public de se hisser à leur hauteur et de les voir de près.

La maison

Dans la maison patrimoniale de Mme Toussaint, on aménagera cinq ou six bureaux et une section commune, genre cuisinette. Là encore, la demande est forte, car tous les bureaux ont trouvé preneur, incluant Coworking L’Islet qui s’installera dans l’ancien salon.

Le terrain

Des artistes invités pourront s’installer à l’extérieur de la maison et travailler au vu et au su du public. Sur le terrain, on aménagera un banc et un abreuvoir afin que les gens de la place et les touristes puissent s’y reposer tout en admirant l’église.

Une coopérative

Le Vivoir pourrait devenir une coopérative dans quatre ou cinq ans. Mmes Monika et Maighan Gagnon ont proposé aux artistes du village de lancer le projet sous la formule coopérative, mais ils ont refusé, disant ne pas être prêts. Maighan a donc reçu le mandat d’établir des bases solides afin que le Vivoir puisse éventuellement passer en mode coopératif.

Un seul objectif

Outre la volonté de rendre l’art accessible tout en aidant les artistes à se structurer et à trouver de nouveaux marchés, un seul grand objectif sous-tend ce projet: le rayonnement de Saint-Jean-Port-Joli: «Nous ne voulons pas garder ce merveilleux ‘‘spot’’ juste pour nous. Nous voulons que tous en profitent. Notre voulons que tout le monde pédale ensemble pour mettre en valeur ce qui existe et faire rayonner Saint-Jean-Port-Joli» de conclure Mmes Monika et Maighan Gagnon.

L’ouverture officielle du Vivoir devrait avoir lieu en juin 2019.

Mmes Monika et Maighan Gagnon devant la résidence patrimoniale de Mme Brigitte Toussaint située juste en face de l’église de Saint-Jean-Port-Joli.