Les travailleurs de CPE accentuent les moyens de pression

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Par Anne-Frédérique Tremblay
Les travailleurs de CPE accentuent les moyens de pression

Les travailleurs des centres de la petite enfance (CPE) souhaitent accentuer les moyens de pression auprès du gouvernement Legault. Le manque de personnel manque à l’appel et se fait ressentir de plus en plus dans le milieu. Les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs des CPE Québec—Chaudière-Appalaches—CSN ont adopté un mandat de moyen de pression la semaine dernière.

Le mandat de moyen de pression, excluant la grève, a été voté à 95% des membres. Les travailleurs demandent une augmentation salariale équitable et plus de moyens pour offrir de meilleurs services. Par exemple, du temps permettant de remplir le dossier de l’enfant et pour soutenir les enfants à besoins particuliers.

« Ce gouvernement promet de créer de nouvelles places mais sait très bien que cet objectif est inatteignable dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre qualifiée en CPE, exacerbée depuis un an par la pandémie. Une seule solution permettra de retenir ou d’attirer des ressources : de meilleures conditions de travail », souligne Stéphanie Vachon, représentante du secteur des CPE à la Fédération de la Santé et des Services Sociaux—CSN.

Selon le syndicat, les demandes patronales qui viennent d’être déposées à la table de négociation nationale contredit la volonté de mettre un terme à la pénurie.  Selon Mélanie Pelletier, présidente du Syndicat des travailleuses et des travailleurs des CPE de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN), cette stratégie risquerait de décourager d’éventuelles recrues et de pousser vers la sortie les personnes épuisées et sous-payées qui tiennent le réseau à bout de bras à tous les jours.

Les parents seront informés des moyens de pression proposés afin d’appuyer les travailleurs des CPE dans les prochaines semaines.

« Avec le transfert prochain de 6 milliards de dollars du gouvernement fédéral, le gouvernement Legault a plus que jamais les moyens de mieux répondre aux besoins des familles québécoises qui nécessitent plus de places en CPE et de meilleurs services grâce au personnel qualifié. Ça n’a aucun sens de devoir attendre des années en espérant une place en CPE. On doit rapidement consolider le réseau de la petite enfance qui, en plus, a été durement secoué par la pandémie », conclut Ann Gingras, présidente du Conseil central Québec–Chaudière-Appalaches (CSN).

 

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