Montmagny: des archéologues découvrent des vestiges préhistoriques

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Par Diane Gendron
Montmagny: des archéologues découvrent des vestiges préhistoriques
Sur le site, on aperçoit l’archéologue Patrick Eid, au centre, et le coordonnateur des activités culturelles et du patrimoine à la Ville, Patrick Morency.

En réalisant des sondages dans le secteur du bassin de Montmagny, une équipe d’archéologues a découvert rapidement des artefacts qui remontent à la période préhistorique, a-t-on appris lors de notre visite sur le site le 16 juillet dernier. Des découvertes qui tendent à appuyer l’idée que Montmagny était un lieu de campement temporaire pour les nations autochtones.

«Dans un contexte d’un foyer ou si vous préférez d’un feu de camp, on a trouvé des sondages positifs qui contiennent des vestiges qu’on dit préhistoriques» confirme l’archéologue Patrick Eid, en nous montrant une pointe de projectile. Le sol rougi, les pierres chauffés, la présence de charbon de bois, tout indique que ce site a été utilisé comme campement par les premières nations au cours de leurs déplacements, pensent les archéologues.

De 3000 à 2500 avant aujourd’hui

Sur cette photo, des fragments d’un bol qui dateraient de 3000 à 2500 avant aujourd’hui. L’archéologue n’a jamais trouvé d’aussi gros fragments de poterie.

Tout juste après notre départ, l’équipe a fait une autre découverte. Il s’agit de fragments d’un bol qui pourrait venir du sylvicole moyen ancien, ce qui aide à une datation du site qu’on situe entre 3000 et 2500 avant aujourd’hui. «Les archéologues sont très fébriles. Patrick Eid n’a jamais trouvé d’aussi gros fragments de poterie» selon les propos rapportés par Patrick Morency, coordonnateur des activités culturelles et du patrimoine à la Ville de Montmagny.

Mentionnons que les premiers objets ont été découverts fortuitement par des propriétaires. «En 1990, René Journault a trouvé une pointe de flèche dans son jardin, laquelle remonterait entre 5000 et 4000 ans. Un peu plus tard, Claude Tardif a fait une découverte similaire en creusant dans sa cave» raconte Patrick Morency.

Contexte géographique

La présence d’autochtones à cet endroit s’inscrit dans un contexte géographique, explique M. Morency. Les premières nations ont fréquenté l’archipel de L’Isle-aux-Grues et ont utilisé la rivière-du-Sud comme une voie d’eau en direction des Maritimes où ils établissaient leurs quartiers d’hiver. En cours de route, ils devaient donc établir un campement à Montmagny pour réparer leurs outils et se préparer à la poursuite de leur voyage.

Sur des terrains privés

Ces forages ont eu lieu sur des terrains privés tout près du fleuve avec le consentement des propriétaires. Composée de sept personnes, l’équipe d’archéologues a travaillé sur le site pendant une semaine. Notons que la Ville a profité de leur présence pour offrir aux jeunes un camp de jour sur l’archéologie, d’indiquer M. Morency.

«Après les fouilles dans le berceau de Montmagny, plus précisément dans le secteur de la Pointe-à-Lacaille, la Ville a décidé de créer un programme d’archéologie préhistorique dans le secteur du bassin pour répondre à la volonté du ministère» de conclure M. Morency.

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