VIA Rail : Bernard Généreux scandalisé!

VIA Rail : Bernard Généreux scandalisé!

Le député Bernard Genéreux

Sans gêne, le député Bernard Généreux a réagi à la situation entre VIA Rail et Bombardier Transport. Il profite en plus de l’occasion pour déplorer l’échec du gouvernement Trudeau à faire retirer la clause « Buy America », qui fait partie de la dernière entente négociée de libre-échange avec les États-Unis et le Mexique (AEUMC).

« Étant natif de La Pocatière et ayant connu les centaines d’employés dévoués qui travaillent chez Bombardier Transport, je suis profondément déçu que VIA Rail, qui est subventionnée par le gouvernement du Canada, n’ait pas pris en compte l’impact considérable que cette décision aura sur l’avenir de notre région » a déclaré le député Bernard Généreux, par voie de communiqué.

Le député commentait ainsi la nouvelle publiée dans La Presse ce matin, au sujet de la décision de VIA Rail Canada, qui serait sur le point d’accorder le contrat d’un milliard de dollars pour l’achat de nouveaux trains à la firme Siemens, qui les produirait en Californie plutôt qu’au Québec.

En point de presse ce midi, François Legault, premier ministre du Québec, a lui aussi blâmé le fédéral qui « aurait dû mettre un pourcentage de contenu canadien dans la soumission, au moins 25%, de façon à protéger les travailleurs d’ici ». M. Legault avoue qu’il s’agit clairement là d’un secteur où les travailleurs du Québec, notamment ceux de La Pocatière, sont compétents et qui génèrent des emplois bien rémunérés.

Le premier ministre Legault met d’ailleurs au défi le gouvernement fédéral d’ajuster le tir afin de s’assurer de recevoir un minimum de retombées d’un projet qui franchira le cap du milliard de dollars en investissements.

Aussi dans cet élan, Généreux déplore également l’iniquité à laquelle les entreprises canadiennes sont assujetties en raison de mesures protectionnistes mises en place par les gouvernements étrangers.

Trudeau a échoué

« C’est ironique que VIA Rail se cache derrière nos accords commerciaux avec l’Union européenne et les États-Unis pour justifier sa décision comme si elle avait les mains liées, alors que son homologue Amtrak, la société d’état américaine, est assujettie aux exigences ‘Buy America’. Oncle Sam demande actuellement que les trains contiennent 65% de contenu américain, un chiffre qui passera même à 70% à partir de 2020, a dénoncé le député. Justin Trudeau aurait eu la chance de mettre fin à cette injustice dans le cadre des négociations sur l’AEUMC et il a complètement échoué! C’est deux poids, deux mesures, et ce sont les Canadiens qui y écoperont pendant des années à venir. »

Le député conclut en disant que le processus d’appel d’offre n’est pas terminé, et il croit qu’il serait encore temps pour VIA Rail de permettre à Bombardier à présenter son projet. Il invite le ministre Garneau à inviter VIA à discuter avec le constructeur canadien, estimant que celui-ci devrait avoir droit au chapitre.