La Maison d’Hélène aura son financement annuel récurrent

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Par Diane Gendron
La Maison d’Hélène aura son financement annuel récurrent
Des sourires qui en disent long. Dans l’ordre habituel, on aperçoit Gaétan Barrette, ministre de la Santé et des Services sociaux, Hélène Caron, l’instigatrice du projet, Norbert Morin, député de Côte-du-Sud et Daniel Paré, PDG du CISSS de Chaudière-Appalaches.

Le ministre Gaétan Barrette débarquait à Montmagny le vendredi 1er juin pour annoncer le financement annuel récurrent de 450 000$ destiné à l’opération des six lits de soins palliatifs de la Maison d’Hélène. Une annonce attendue depuis un bon moment et accueillie avec joie par Hélène Caron, celle qui sans relâche a consacré tout son temps et son énergie à la réalisation de ce projet.

Quatre lits seront dédiés aux personnes en fin de vie et ayant un pronostic inférieur à deux mois et les deux autres serviront pour des patients souffrants. Ces deux lits consacrés à la gestion de la douleur constitue une première au Québec, a indiqué le ministre de la Santé et des Services sociaux.

Rendant hommage à Hélène Caron pour sa détermination, le ministre ajoute: «Les maisons de soins palliatifs sont des initiatives communautaires, donc à l’échelle humaine, et qui permettent à des gens d’avoir des soins de grande qualité avec un élément de plus, le bénévolat» d’affirmer le ministre.

«Dans ce type de projet, c’est le milieu qui fait en sorte qu’il peut se concrétiser. Le gouvernement ne peut s’engager sans que le milieu s’implique et j’ai déjà dû refuser un projet parce qu’il n’avait pas fait cette démonstration» a poursuivi M. Barrette. Actuellement, il existe une vingtaine de maisons semblables au Québec «dont trois en Chaudière-Appalaches» a spécifié Daniel Paré, PDG du CISSS.

Pour sa part, le député Norbert Morin a salué la ténacité d’Hélène Caron. «À cause de cette grande dame, on aura un service de proximité dont on avait besoin dans Montmagny-L’Islet» a-t-il dit. En effet, avec le vieillissement de la population, la demande pour ces services ne cessera de croître au cours des prochaines années. Il faut savoir que la maison pourra accueillir des personnes de tous âges et des enfants à partir de quatre ans.

Le chemin parcouru

Quant à la principale intéressée, elle se rappelle les débuts. «On vendait du vent, puis des cennes noires. On en a roulé des cennes noires, mais on a tout de même récolté 8000$», lance Hélène Caron qui, avait aussi à gérer sa maladie.

À n’en pas douter, elle en a fait du chemin pour doter la région de cette maison. Entamés au printemps, les travaux sont rendus à l’étape de la finition qui, comme chacun sait, prend un certain temps.

Côté finances, «c’est sûr que cette annonce nous soulage» indique Lise Vachon, directrice générale de la maison. «Toutefois, les activités de financement vont demeurer, car nous aurons besoin d’un budget annuel d’environ un demi-million pour opérer la maison» a-t-elle précisé.

Les travaux à finaliser, le personnel à engager et à former, sans compter les quelque 80 à 100 bénévoles à trouver, la Maison d’Hélène a encore du pain sur la planche avant d’ouvrir quelque part à l’automne.

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