11 juin 2024

Respect mutuel, un projet pour contrer l’intimidation qui fait du chemin

Nadia Laliberté, originaire de Saint-François-de-la-Rivière-du-Sud, débutait il y a de cela plus de cinq ans le projet Respect mutuel. Sous forme de capsules vidéo de bandes dessinées, dans quatre différentes langues, elle a réussi à cumuler près de 30 000 visionnements. Un pas de plus pour sensibiliser les jeunes à l’intimidation. Respect mutuel détient un site Internet et une chaîne YouTube où il est possible de visionner toutes les BD. Ses vidéos s’adressent principalement aux jeunes du primaire. « C’est lorsque les enfants sont en bas âge qu’il faut les outiller pour plus tard», explique Mme Laliberté. Tout récemment, elle a enregistré des voix pour de nouvelles capsules vidéo dans une école primaire privée à Québec. Le même jour, elle recevait un appel pour faire l’enregistrement des voix mais, cette fois-ci, dans une école anglaise dès l’automne prochain. Pour l’élaboration de ces ouvrages, elle collabore avec Yesika Toxqui, psychologue de formation, pour l’écriture d’une nouvelle BD. « Elle m’a aidée à adapter mon message pour les enfants en bas âge. L’intimidation, ça peut se vivre en très bas âge, même à la maternelle.» Le travail est présentement en cours et la sortie des vidéos devrait avoir lieu prochainement. Celles-ci encouragent les jeunes qui sont témoins d’une situation d’intimidation à agir. Les capsules traitent également de l’empathie. « Pouvoir se mettre à la place de l’autre, c’est une façon d’éviter des situations d’intimidation. » De plus en plus présent Depuis le début de son projet, Nadia a réussi à être publiée dans différents médias au Québec, autant à la radio que dans les médias papier. Elle est d’ailleurs tout récemment parue en première page du journal L’Appel à Québec. En 2021, elle a également fait la première page d’un journal italien de Montréal. Une grande fierté pour l’instigatrice du projet! Soulignons-le, en plus d’être disponibles en français, ses BD sont proposées en anglais, en espagnol et en italien. Nadia partira d’ailleurs prochainement pour l’Italie afin d’enregistrer les voix pour ses bandes dessinées avec des Italiens de souche. Mme Laliberté affirme bien maîtriser le français, l’anglais et l’italien. Elle connait les bases de l’espagnol et du portugais, mais elle assure que son projet se limitera à quatre langues dans l’avenir. S’étendre à plusieurs cultures lui permet de se développer non seulement au Québec, mais aussi à l’international. En plus de se déplacer à l’occasion dans les écoles pour discuter de son projet, elle entend plusieurs personnes de son entourage référer « Respect mutuel » à des intervenants ou à des personnes du milieu de l’éducation, que ce soit au Québec ou ailleurs. Une bonne influence Depuis la mise en place de son projet, elle indique qu’elle a reçu des témoignages d’enfants qui se sont sortis de l’intimidation grâce à ses BD. « Par le fait d’avoir réussi à aider un jeune, j’ai atteint mon objectif. Si j’ai réussi à aider une seule personne grâce à mes BD, j’ai atteint mon objectif », répète-t-elle.