13 avril 2024

Saint-François demande l’abolition du registre des armes à feu

La Municipalité de Saint-François-de-la-Rivière-du-Sud s’oppose au registre des armes à feu sans restriction et demande au gouvernement du Québec de l’abolir. Rappelons que la date limite d’inscription des armes approche à grands pas puisque c’est le 29 janvier prochain.

Le conseil municipal évoque plusieurs considérations pour justifier sa position, notamment la création forcée du registre SIAF; le fait qu’il n’apporte aucune mesure de sécurité pour combattre l’importation, la fabrication et la possession d’armes illégales laissant de côté les criminels qui se procurent des armes sur le marché noir; le coût qui, dit-on, risque de connaître le même sort que celui du fédéral alors que ces sommes pourraient être mieux utilisées.

La Municipalité s’est aussi appuyée sur un sondage maison sur Facebook pour tâter le pouls de la population. Sans doute que parmi les répondants, certains provenaient de l’extérieur. Résultat: 85 % contre et 15 % pour un tel registre. «En conservant exclusivement les votes des citoyens de Saint-François, on s’aperçoit que les résultats sont presque similaires, soit 82% contre et 18% pour le registre» note le directeur général de la municipalité, Rémi Montminy.

Devant cette réponse éloquente, le conseil municipal a décidé d’adopter une résolution à la séance du 14 janvier, laquelle invite les autres municipalités à demander à leurs députés ainsi qu’à la ministre de la Sécurité publique et au premier ministre de faire marche arrière en ce qui concerne la loi sur l’immatriculation des armes à feu sans restriction.

Par cette résolution, elle veut aussi exprimer sa solidarité avec les chasseurs, les tireurs sportifs, les collectionneurs et les citoyens qui jugent ce registre intrusif et inefficace. Elle demande également au gouvernement de soutenir concrètement les initiatives contre l’importation, la fabrication et la possession d’armes illégales.

Finalement, la Municipalité propose au gouvernement du Québec de mettre en place des programmes d’information et d’éducation afin d’enrayer la stigmatisation des armes à feu et la dénomination de leurs propriétaires.

La résolution a été adoptée à l’unanimité. (D.G.)