Sainte-Lucie-de-Beauregard perd son école

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Par Diane Gendron

Si la décision de la Commission scolaire de la Côte-du-Sud de fermer l’école de Sainte-Lucie-de-Beauregard a été reçue comme un dur coup au sein de la population, la communauté n’a pas, pour autant, l’intention de baisser les bras. Surtout qu’il reste quelques zones d’ombre à éclaircir dans ce dossier, laisse entendre le maire Louis Lachance.

Comment expliquer cette décision, prise au moyen d’un vote secret (5 pour le maintien et 11 contre) lors de la réunion du conseil des commissaires le 27 mars, alors qu’on avait le nombre requis d’élèves, 6 au 1er cycle du primaire et 7 au 2e cycle, sans compter les 7 enfants à la maternelle, s’interroge le maire.

Pas question pour le maire d’abandonner la partie, surtout quand la communauté a investi temps et argent pour proposer le projet novateur d’une école près de la nature et de son milieu. Le député Norbert Morin sera interpellé et même le ministre de l’Éducation, peut-on comprendre entre les lignes.

La décision

Il est vrai qu’une future citoyenne de Sainte-Lucie qui réside actuellement à Saint-Camille dans la MRC des Etchemins, a inscrit ses deux enfants verbalement après la date limite du 1er mars. Il est vrai également que le maintien de l’école tenait à un fil depuis quelques années et que cet historique ne jouait pas en sa faveur, explique le président de la CSCS, Alain Grenier, au lendemain de la réunion.

En considérant tous les efforts mis par la communauté de Sainte-Lucie, M. Grenier avoue que si les votes avaient été égaux, il aurait probablement penché pour le maintien de l’école, nous a-t-il confié.

«Toutefois, je suis solidaire de la décision prise par les commissaires, car même s’il se dessine une embellie (faisant allusion aux 7 élèves inscrits à la maternelle) c’est jamais une garantie» s’est-il empressé d’ajouter. La Commission scolaire avait un choix à faire et elle l’a fait en conformité avec sa Politique de maintien ou de fermeture des écoles, de conclure le président.

L’appui des maires et du préfet

Dans ses démarches, la communauté de Sainte-Lucie peut compter sur le soutien des maires et du préfet de la MRC de Montmagny, Jocelyne Caron. «Fermer une école fragilise un village en le rendant moins attractif. Une telle décision va à l’encontre des efforts déployés pour attirer de nouvelles familles. Surtout, il ne faut pas oublier que l’école fait partie prenante d’une communauté. On va parler à notre député, car en ce qui concerne l’aspect financier, le budget du gouvernement du Québec offre maintenant des possibilités» termine le préfet.

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