Toronto Outdoor Art Fair: l’artiste Tania Hillion encore sur un nuage

Photo de Anne-Frédérique Tremblay
Par Anne-Frédérique Tremblay
Toronto Outdoor Art Fair: l’artiste Tania Hillion encore sur un nuage
Tania Hillion lors du Toronto Outdoor Art Fair. (Photo de courtoisie)

L’artiste de L’Islet, Tania Hillion, a participé à la 61e édition de la Toronto Outdoor Art Fair (TOAF) qui se déroulait le mois dernier. Un moment marquant pour la carrière de l’artiste qui participait à sa première foire. Ce fut l’occasion pour elle de faire découvrir ses œuvres et de vivre des moments uniques avec les visiteurs.

Mme Hillion estime que l’événement a été une expérience extraordinaire. Il s’agissait de la première fois qu’elle avait l’occasion de présenter un grand nombre de pièces issues de son travail à autant de personnes. Soulignons que l’événement accueille chaque année pas moins de 100 000 visiteurs.

La première journée, alors qu’elle installait encore les cartels pour ses tableaux, une famille est arrivée en trombe dans son kiosque dès l’ouverture. « Ils avaient remarqué mon travail sur le site de la TOAF et voulaient voir les œuvres de près. En soi, c’était déjà très gratifiant, puis pour couronner cette toute première interaction, ne sachant pas quel tableau choisir, ils sont repartis avec deux portraits », raconte-t-elle.

Photo de courtoisie.

Elle a pu répondre, tout au long de la fin de semaine, à plusieurs questions sur son travail ainsi que sur son parcours atypique. Des visiteurs de toutes sortes étaient présents : nouveaux collectionneurs, artistes, étudiants en art, enseignants, galeristes, badauds, etc. Une personne a par ailleurs passé plus de 40 minutes à scruter chacune des œuvres sans dire un mot. Plusieurs autres sont revenus accompagnés pour montrer les réalisations à un proche.

« Observer un grand nombre de personnes s’émouvoir devant mon travail, cela donne des ailes! »

Pour les trois journées sur place, soit du 15 au 17 juillet, l’artiste devait installer et vider son « stand » puisque l’événement se déroulait dans un lieu public à l’extérieur. Seule lors de ce voyage, elle était très fébrile à l’idée de participer à la foire TOAF. « Heureusement, l’entraide entre les artistes était extraordinaire. Dame nature nous a offert un soleil radieux sur toute la durée et enfin, l’accueil du public a dépassé toutes mes attentes. »

Moments magiques
Mme Hillion dit avoir été extrêmement touchée par ces nouveaux collectionneurs. Elle a pu assister à plusieurs coups de cœur entre les visiteurs et ses œuvres. « Dans les moments marquants, il y a eu une femme qui a été émue aux larmes devant l’une de mes œuvres, « l’heure fugitive », représentant un amour perdu », souligne-t-elle.

L’oeuvre,l’heure fugitive.

« Constater que mon art a une résonnance chez un inconnu, ça me touche profondément. C’est une forme de validation. La reconnaissance de ce que l’on fait a une utilité, ça donne encore plus de sens à mon travail », ajoute-t-elle.

L’artiste d’origine française affirme que cet événement est une étape importante dans sa carrière d’artiste, qui lui ouvrira des portes. Lors de la foire, elle a été approchée par plusieurs galeristes dans l’optique d’un éventuelle collaboration, dont l’une qu’elle a acceptée à Toronto même.

Mme Hillion lance cette semaine sa boutique en ligne. Elle présentera sa première exposition solo « Héritages, âme, résistance et transmission » au Musée de la mémoire vivante en novembre prochain.

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