Une première en Chaudière-Appalaches: 225 jeunes découvrent les métiers de la forêt et du bois

Une première en Chaudière-Appalaches: 225 jeunes découvrent les métiers de la forêt et du bois

Steve Pépin, mesureur chez Bois Daaquam, explique aux élèves en quoi consiste son travail. Environ 200 employés travaillent à cette usine de transformation du bois d’œuvre.

Bois Daaquam, située à Saint-Just-de-Bretenières, grouillait de monde le 10 octobre dernier. Et pour cause, l’usine de transformation de bois d’œuvre accueillait, ce jour-là, 225 élèves de 3e, 4e et 5e secondaires dans le cadre de l’activité Viens vivre la forêt, une première en Chaudière-Appalaches.

L’Association forestière des deux rives, qui organise l’événement, avait en effet décidé d’explorer une autre partie de son territoire pour réaliser cette journée éducative axée sur les métiers de la forêt et du bois. Les participants provenaient de neuf écoles secondaires, principalement des MRC de Bellechasse, Montmagny et L’Islet.

Le but de l’exercice: faire en sorte que des jeunes s’intéressent aux métiers de la forêt et qu’ils s’inscrivent dans les différentes formations relatives à cette industrie. «Il existe en Chaudière-Appalaches un besoin criant de main-d’œuvre et un événement comme celui-là montre toute l’importance de l’activité d’aujourd’hui, en plus de nous aider à mobiliser nos partenaires, dont Bois Daaquam qui a participé à la logistique de cette journée et à la présentation d’ateliers» note Marie-Pier Croteau, responsable des communications à l’Association forestière des deux rives.

13 ateliers

Les jeunes ont suivi un circuit d’ateliers qu’ils avaient préalablement choisi. Ils ont découvert les étapes de la transformation du bois, ont vécu quelques instants dans la peau d’un affûteur, mesurer des arbres, contempler la cartographie numérique permettant de visualiser en 3D des photographies aériennes qui révèlent une quantité impressionnante de données, manoeuvrer une abatteuse multifonctionnelle que l’entreprise a ramené de la forêt expressément pour cette journée, chausser les bottes d’un technicien forestier, etc. En tout, 13 ateliers étaient offerts, de quoi satisfaire la curiosité des participants.

Malgré la pluie persistante et la boue bien présente, les élèves semblaient contents de leur journée. «Entrer dans une usine, ça n’arrive pas tous les jours ! Et j’ai beaucoup appris sur les arbres et le bois pendant les ateliers» a mentionné une élève de l’école secondaire Saint-Paul. «J’ai vraiment aimé l’atelier de classement du bois. J’ai des amis de mon groupe qui sont intéressés par certains métiers forestiers» a affirmé un élève de l’école secondaire de la Rencontre de Saint-Pamphile.

Mais tous ne partagent pas les mêmes idées. S’il a trouvé sa journée intéressante, Philippe Dubuc-Bouchard, de Saint-Anselme, a confié pour sa part qu’il n’ira pas travailler dans ce secteur d’activité.

Bénévolat

De nombreux bénévoles, dont le maire de Saint-Just, Donald Gilbert, ont mis l’épaule à la roue pour assurer le bon déroulement de la journée qui commandait une logistique importante, notamment sur le plan de la sécurité. Car les employés devaient vaquer à leurs occupations quotidiennes. Ces bénévoles ont été d’une aide précieuse dans le déroulement de la journée, note en terminant Mme Croteau.